La pratique renaît à Mantes-la-Jolie. Alors qu’elle avait fermé il y a quelques années, la section aïkido de l’Association sportive mantaise (ASM) a rouvert en juillet dernier au dojo du gymnase Félicien Dantan. Bien que le 1er octobre, elle ne comptait que « six » licenciés, l’instructeur Serge Lecoublet est convaincu que ce nombre va rapidement croître en raison des qualités de ce sport qu’il juge basé sur « le respect de l’autre et de soi-même ».

« C’est un art martial qui est très positif dans son approche. On a d’autres arts martiaux où il est plus question de gagner, de casser, de prendre le pouvoir sur l’autre. Nous, on a toujours une forme d’accord à travailler », insiste l’enseignant d’aïkido en précisant qu’il a pratiqué auparavant « le judo, le karaté, le jiu jitsu [et] la boxe ­française ».

Cette description de l’aïkido faite par Serge Lecoublet est en accord avec celle formulée par la Fédération française d’aïkido, d’aïkibudo et disciplines associées (FFAAA). Sur son site internet, aikido.com.fr, elle affirme effectivement que « l’aïkido est un art martial sans compétition qui permet de se construire dans la pratique avec l’autre ».

C’est justement cet aspect que Valérie, 52 ans, recherche. Interrogée sur sa motivation, la quinquagénaire ayant débuté l’aïkido à l’ASM en septembre affirme qu’elle « rechercha[ait] une pratique douce sans qu’il y ait nécessité de faire des compétitions ». Elle est rejointe par Nicolas, 44 ans qui, hormis la volonté d’avoir une activité physique régulière, souhaitait « avoir une pratique martiale relativement douce ».

Alors que les heures d’entraînement de la nouvelle section de l’ASM se déroulent tous les mardis et jeudis, de 12 h 30 à 13 h 30, Serge Lecoublet n’exclue pas la création de nouveaux horaires pour attirer davantage de licenciés.

Bien que Serge Lecoublet soit en accord avec les dires des pratiquants, il préfère néanmoins nuancer son propos en avertissant que l’aïkido reste un sport de contact. « C’est un art martial. Cela peut donc être très dur, prévient l’instructeur. Je montrais des techniques [aux élèves] mais si le partenaire ne suivait pas ce que je lui donnais à faire, cela pouvait être dommageable parce qu’on donne des coups de poings et on peut donner des coups de pieds en aïkido. »

Cet avertissement ne semble pas décourager les pratiquants. Ainsi, Julia, 28 ans, et Isabelle, 59 ans, sont attirées par l’aïkido en raison de l’origine japonaise de ce sport qu’elles jugent « philosophique » et « complet ». Robert, 61 ans, ne manque quant à lui pas d’éloges au sujet de l’aïkido. « C’est une pratique qui est magnifique, lance-t-il. Un échange entre deux aïkidoka d’un certain niveau, c’est pratiquement de la danse avec une efficacité remarquable. »

Alors que les heures d’entraînement de la nouvelle section de l’ASM se déroulent tous les mardis et jeudis, de 12 h 30 à 13 h 30, Serge Lecoublet n’exclue pas la création de nouveaux horaires pour attirer davantage de licenciés. « On a eu des demandes pour la pratique en dehors de ces heures. L’ouverture le samedi nous permet[rait] de répondre à cette demande », explique-t-il en précisant que ce créneau horaire supplémentaire s’adresserait probablement plus à un public « adolescent ». La pratique aux enfants semble quant à elle encore à l’étude. Interrogé à ce sujet, Serge Lecoublet préfère rester prudent. « La section est toute neuve, elle renaît. On a donc besoin de prendre nos marques », déclare-t-il.