La décision a été entérinée lors du conseil municipal du 5 octobre dernier. Cent-quinze places situées sous le centre commercial Mantes 2, dans le parking Bretonneau, seront bientôt accessibles, mais avec un accès payant. Vingt places seront disponibles en abonnement, pour un coût de 65 euros par mois. La municipalité met en avant un moyen de réguler les problèmes de stationnement anarchique en aérien. L’opposition déplore l’arrivée de parking payant, et plaide pour la réhabilitation des parkings aériens, gratuits.

Fermés depuis les années 1990 « pour des problèmes de gestion, de sécurité », rappelle le maire Raphaël Cognet (LR), ces parkings souterrains font l’objet depuis plusieurs mois de travaux. « Nous venons de terminer le Z1, détaille-t-il des avancées. […] L’idée, c’est de permettre aux gens qui habitent notamment dans les tours, […] d’accéder à une place de parking s’ils le souhaitent pour pouvoir garer leur véhicule à l’abri. »

Les tarifs présentés ce soir là, sont des abonnements de 65 euros par mois pour les particuliers et 90 pour les professionnels. Hors abonnement, la première heure sera gratuite, puis il en coûtera 30 centimes par tranche de 15 minutes, sauf les jours de marché, où les deux premières heures seront gratuites. Le parking sera lui ouvert de 9 h à 20 h. « Il nous faut mettre des tarifs suffisamment attractifs pour que les gens utilisent ces parkings, mais en même temps pas trop pour qu’ils n’aient pas intérêt à y rester trop longtemps », justifie Raphaël Cognet des tarifs proposés.

« Beaucoup de parkings en surface sont en mauvais état et personne ne s’en occupe malgré les mécontentements des riverains, regrette Mohammed M’Madi, conseiller d’opposition de Vivre mieux à Mantes-la-Jolie. […] Je ne suis pas sûr que faire payer le stationnement dans ce secteur aiderait à améliorer le commerce, au contraire, le manque de places de stationnement empêche les clients de venir [au] marché. » Et d’ajouter que dans le centre-ville, ce sont « trois heures gratuites » qui sont proposées aux usagers des parkings souterrains et non deux.

En réponse, le maire tranche : « Des parkings en ouvrage gratuits ça n’existe pas. Si vous faites ça, il va se passer la chose suivante, dès le deuxième jour, vous n’aurez plus une place. Des voitures ventouses qui vont rester là pendant des semaines et qui ne contribueront pas à aider les commerçants du coin et encore moins les habitants. »