Quelques jours après la mort d’un homme de 28 ans, tué par un policier, mis en examen depuis, deux bus ont été attaqués par une bande d’une trentaine de jeunes dans la soirée du mardi 20 octobre. Les faits ont eu lieu aux abords de la place Savorgnan de Brazza dans le quartier de La Maladrerie. Vers 21 h 30, des riverains préviennent la police qu’une trentaine de personnes avait mis le feu à trois conteneurs poubelles.

Mais lorsque deux bus de la société Transdev, assurant la ligne 4, arrivent sur place, ils se retrouvent assaillis par la bande de jeunes. Les deux véhicules de transport ont été les cibles de tirs de feux d’artifice et de jets de pierres. « Le premier bus a été touché sur le pare-brise. Trois vitres latérales et une portière côté gauche ont été brisées sur le second », précise des dégâts une source policière.

Mais la violence atteint son paroxysme lorsqu’une dizaine de jeunes parviennent à entrer dans le second bus et s’attaquent au chauffeur au moyen d’une bombe lacrymogène. C’est l’arrivée massive des forces de l’ordre qui permet de mettre fin à l’attaque et notamment par l’utilisation d’une « grenade à éclats non-létaux ». Dans le même temps, les policiers interpellent un jeune homme de 17 ans « en train de casser un abribus rue de La Maladrerie et de jeter des projectiles », rapporte une source proche du dossier. L’adolescent a été placé en garde à vue.

Les deux chauffeurs, quant à eux, ont ramené leurs bus au dépôt puis ont fait valoir leur droit de retrait. De ce fait, la ligne 4 a été interrompue pour le reste de la nuit. « Le conducteur attaqué était choqué par les événements », indique une source policière précisant qu’il a été conduit vers l’hôpital de Poissy.

Pour le maire, Karl Olive (DVD), « les tensions et menaces sont nombreuses » depuis la mort du jeune homme de 28 ans, tué par la police dans le quartier Beauregard au terme d’une course-poursuite qui avait débuté sur le périphérique (voir édition précédente). L’édile pisciacais estime qu’il s’agit là « d’une réponse » à ces événements. D’ailleurs, si la thèse de la légitime défense a été avancée dans ce dossier, samedi 24 octobre, Le Parisien révélait que le policier parisien a été mis en examen pour homicide volontaire et placé sous contrôle judiciaire.