Lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi 21 octobre, le procureur général du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, a précisé que trois proches d’Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov ont évoqué lors de leurs gardes à vue «  une radicalisation depuis plusieurs mois, marquée par un changement de comportement et d’apparence physique, un isolement, une fréquentation assidue de la mosquée et des propos non-équivoques sur le djihad et l’État islamique ».

Des propos venant confirmer les informations dévoilées par Le Parisien, où la famille de l’assaillant a indiqué craindre que ce dernier ne parte en Syrie pour rejoindre un groupe terroriste. Les investigations autour de son téléphone ont notamment permis de découvrir qu’ Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov avait communiqué en russe entre le 12 et le 14 septembre via Instagram avec un internaute, dont l’adresse IP serait localisée dans la région d’Idlib en Syrie, zone ­occupée par des groupes ­terroristes.

Le meurtrier aurait notamment posé des questions sur la possibilité d’émigrer dans un pays musulman et fait part de son intention de « combattre ». Il avait également mis en fond d’écran sur son téléphone le drapeau de l’État islamique. Son compte Twitter, sur lequel il a partagé la photo de la tête de Samuel Paty, avait également été signalé à plusieurs reprises à la plateforme gouvernementale Pharos, ­soulignait pour sa part Médiapart.