En milieu de semaine dernière, le tribunal administratif de Versailles a rejeté le recours formulé par le conseiller municipal d’opposition Pierre-François Degand (LREM), à l’issue du deuxième tour de l’élection municipale villennoise, le 28 juin dernier. À deux voix près, Jean-Pierre Laigneau (DVD) avait été élu devant Pierre-François Degand, obtenant respectivement 40 % et 39,91 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation établi à 52,96 %. Contacté ce jeudi 22 octobre, Pierre-François Degand réfléchissait à la possibilité de faire appel.

Ce recours portait notamment sur le fait que les bulletins de votes de la liste Avenir Villennes n’avaient pas été reçus en temps et en heure et que des professions de foi aient été comptabilisées en bulletins nuls. « La réaction c’est bien sûr de la déception de ne pas pouvoir retourner aux élections, aux urnes, puisqu’au vu des conditions comment ça s’est passé, entre le deuxième tour six mois après, l’erreur de la préfecture sur les bulletins qui ne sont pas arrivés, […] oui c’est décevant », déplore Pierre-François Degand.

L’élu d’opposition a désormais un mois pour faire appel devant le Conseil d’État. « Je reste de toute façon conseiller municipal avec mon groupe et suppléant de la députée, ce qui me permet d’agir localement malgré tout », souligne-t-il. Ses priorités seront ainsi « l’urbanisation galopante, un manque de sécurité croissant sur la commune et aussi tout ce qui est commerces et devrait se développer ».

Jean-Pierre Laigneau s’est déclaré « satisfait, très satisfait » du jugement rendu par le tribunal administratif de Versailles. « La réaction c’est bien sûr de la déception de ne pas pouvoir retourner aux élections », déplore Pierre-François Degand.

Contacté par La Gazette, Jean-Pierre Laigneau s’est déclaré « satisfait, très satisfait » du jugement rendu par le tribunal administratif de Versailles : « Nous allons continuer notre action auprès des Villennois. » Il reste cependant prudent, au vu de la possibilité de recours toujours pendante. « Je ne sais pas ce que va faire Pierre-François Degand, souligne-t-il. S’il fait appel, cela veut dire qu’il ne reconnaît ­toujours pas [notre] élection. »

Les tensions par rapport aux résultats avaient été perceptibles dès le conseil municipal d’installation le 4 juillet dernier, Pierre-François Degand et son groupe n’y ayant pas assisté. Par la suite, ces tensions ont dominé, notamment par rapport à la composition de certaines commissions municipales. « J’avais dit que certaines commissions seraient ouvertes à l’opposition, précise Jean-Pierre Laigneau. S’il ne fait pas appel, la porte est ­ouverte. »