Presque un an après avoir été approuvé en conseil communautaire, le Plan climat air énergie territorial (PCAET) porté par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) fait l’objet d’une consultation citoyenne jusqu’au jeudi 19 novembre, par mail à consultation-plan-climat@gpseo.fr . Ce document pointe les actions que devra mener la communauté urbaine pour atteindre les objectifs fixés en termes de réduction de gaz à effet de serre, de consommation d’énergie ou de mobilités. Le plan d’action, de 114 pages, s’articule autour de cinq axes, « améliorer la performance énergétique et climatique des bâtiments », « développer une mobilité adaptée », « développer les énergies renouvelables », « développer une économie durable et inclusive », et l’accompagnement de « l’évolution des modes de production agricole et d’alimentation », répartis en 44 actions.

Parmi ses objectifs, la communauté urbaine souhaite d’ici à 2050 couvrir 42 % des consommations énergétiques de son territoire par la production d’énergies renouvelables. Elle encourage ainsi la méthanisation, et l’unité muriautine inaugurée en décembre 2019 qui permet de produire «  4 GWh de biométhane par an », souligne GPSEO. Cette production sera ensuite réinjectée dans le réseau exploité par GRDF. Dans son diagnostic, GPSEO note que cette filière a « un potentiel intéressant » de 244 GWh exploitables à l’horizon 2050 et veut également s’appuyer, en plus de la valorisation des déchets agricoles, sur la valorisation des déchets verts et des biodéchets, issus par exemple de la restauration collective.

De nouveaux méthaniseurs devraient voir le jour d’ici à 2025. La communauté urbaine porte aussi le développement du photovoltaïque dans les secteurs résidentiels et tertiaires, par le biais de la future ferme solaire de Triel-sur-Seine, récemment retenue par la commission de régulation de l’énergie, et celle de Gargenville, réalisée par Total. Elle veut atteindre une production de 400 GWh à l’horizon 2050.

Concernant les transports, GPSEO multipliera les hubs multimodaux à l’instar de ceux de Mantes-la-Jolie, Gaillon-sur-Montcient et Ecquevilly. « Ces hubs pourront agréger des services connexes » la location de vélos, le dépôt de colis, ou le covoiturage, détaille GPSEO. Son objectif est de réduire de 75 % l’émission des Nox issus des ­transports à ­l’horizon 2050. À l’issue de cette consultation, une synthèse des participations sera rédigée et mise en ligne sur le site internet gpseo.fr. « Le projet de Plan climat pourra éventuellement être modifié pour tenir compte des remarques et avis du public » et sera présenté en conseil ­communautaire, conclut GPSEO.