« Une démarche participative concertée » en faveur du développement durable, c’est l’idée imaginée par la Ville, présentée lors de trois réunions de quartiers. Avec celles-ci, la municipalité espère investir les habitants en créant des groupes de travail élu-riverain « dans le but de recueillir les bonnes idées ». Cependant, lors des deux premières réunions organisées jeudi 8 octobre, devant les habitants du centre-ville et des quartiers Velannes et Canada, les modalités de cette réflexion commune ont nourri les questionnements. De même, plusieurs habitants ont profité de l’occasion pour pointer du doigt d’autres priorités comme ­l’urbanisation de la commune.

« On s’est rendu compte qu’il était très difficile de mettre en place quelque chose de directif, puisque quand quelqu’un va vouloir enterrer les fils électriques à Velannes, un autre va préférer protéger la biodiversité dans le parc du château et un troisième va vouloir encore autre chose », explique devant les habitants présents, Philippe Lefèvre, conseiller municipal délégué à la protection de l’environnement. Plusieurs axes, choisis par la Ville, ont donc été détaillés afin que ceux qui le souhaitent puissent construire un programme via des groupes de travail « en ­fonction de vos sensibilités ».

« Est-ce que vous avez une enveloppe budgétaire allouée pour financer ces projets que vous allez avoir sur la table ? », interroge un habitant du quartier de Velannes, venu avec de nombreuses remarques, sur l’action de la municipalité dans son quartier. « Il n’y pas d’enveloppe budgétaire puisqu’on est là pour faire un état des lieux », lui répond l’élu. Pour chaque groupe, il est prévu qu’un binôme référent constitué d’un élu et d’un habitant soit désigné, afin de remonter les idées auprès du bureau ­municipal.

Cependant, la réunion dédiée au quartier de Velannes a très vite débordé sur le sujet de l’urbanisme et en particulier sur le projet immobilier de la Ferme de Velannes, qui prévoit l’implantation de 64 logements. « On parle de 120 véhicules en plus alors que les bus ont déjà du mal à circuler et que le réseau n’est absolument pas prévu pour ça », déplore un riverain qui craint que ce projet provoque de fortes nuisances. « La question c’est : est-ce que vous nous associez à la réflexion globale sur ces sujets-là ou est-ce qu’on est juste là pour faire la partie cosmétique ? » questionne, lui, le conseiller municipal d’opposition Emmanuel Bolle (SE). « Pour l’instant on est là pour faire la partie cosmétique, puisqu’après la réflexion c’est celle de monsieur maire », rappelle Philippe Lefèvre.