« Je suis soulagé, ça faisait six mois que j’étais dehors », confie Navid, l’un des 60 migrants accueillis mardi 17 novembre dans la commune après l’évacuation, quelques heures plus tôt du camp de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), situé le long de l’A1.

Pour les loger « en urgence », la préfecture a choisi l’hôtel Ibis, situé sur la route de Quarante sous et qui occupe cette fonction à l’année. « Ce sont des hommes seuls originaires du Soudan, d’Afghanistan et d’Afrique de l’Est », explique le maire, Hervé Charnallet (DVD), présent à l’arrivée, vers 10 h 30, du bus affrété par les services de l’État. Vendredi, Navid semble un peu perdu. « On ne sait pas combien de temps nous serons ici », indique-t-il en route pour rejoindre un hôpital parisien. À cela, Hervé Charnallet n’a pas la réponse. « Un service de sécurité a été mandaté pour la surveillance sur place », précise l’édile des dispositions prises par la ­préfecture.

S’il regrette n’avoir été prévenu « que lundi soir », l’élu espère maintenant obtenir plus d’informations : « Les services de l’État et les associations devraient normalement nous faire remonter les besoins de ces personnes. » La Ville pourrait ainsi permettre aux 60 hommes de ­profiter d’un service de laverie.