« On attendait des réponses depuis mars », soupire Pascal Petit, représentant CGT à la cimenterie de Gargenville. Jeudi 26 novembre, environ « 80 % » de l’usine était en grève, comme d’autres sites du cimentier Calcia, suite à l’abandon de l’exploitation de la carrière dans le Vexin et de convertir l’usine en centre de broyage en 2022 (voir notre édition du 25 novembre) entraînant la suppression de 58 postes.

« Tout le monde a pris un coup de massue », insiste Pascal Petit. A quelques jours de l’ouverture des négociations, l’objectif est de « faire un peu de pression, […] montrer qu’on est prêts à se mobiliser », poursuit-il. Pascal Petit précise les deux priorités : « On veut de l’investissement sur le système de broyage. La deuxième chose qu’on veut c’est plus d’emplois, plus d’indemnités. […] Ils ont mis la barre très bas. »

« Aujourd’hui on est dans la présentation de ce plan, les négociations démarreront à partir de décembre, pour l’instant elles n’ont pas démarré, avait souligné la direction de Calcia. […] On va regarder aussi en interne comment reclasser ces personnes sur nos autres sites, dans d’autres activités du groupe ou […] dans des reclassements externes. »