« L’idée c’est qu’on puisse, maintenant qu’on est pratiquement en fin d’année, ajuster notre budget en fonction de ce que nous savons être en capacité de faire dans l’année. » C’est ainsi que le président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et maire de Mantes-la-Jolie, Raphaël Cognet (LR), a présenté les délibérations portant sur la modification du budget principal lors du conseil communautaire du 19 novembre, à Aubergenville.

Ces modifications tiennent notamment compte des premières conséquences budgétaires liées au premier confinement du printemps. Un surcoût de 1,2 million d’euros dans les dépenses de fonctionnement est directement imputable à la crise sanitaire, tandis que dans la section investissement, les dépenses d’équipements sont elles réduites de 28 millions d’euros.

« Il y a plus de dépenses nouvelles que de recettes en hausse », constate ainsi Raphaël Cognet. Dans la section fonctionnement, les dépenses liées à la crise sanitaire concernent principalement l’achat de protections et de matériel pour les agents communautaires, à hauteur de « 558 000 » euros, tandis que « 140 000 » euros ont été distribués aux agents via des primes, indique la communauté urbaine dans un communiqué de presse. GPSEO a reçu une dotation de « 140 000 » euros pour l’achat de masques.

Durant le confinement, si le calendrier initial des collectes a pu être effectué, 200 000 euros ont été dépensés pour l’organisation de collectes supplémentaires au vu de l’augmentation des quantités à ramasser. Par rapport à 2019, GPSEO a constaté une augmentation de « 65 % » des déchets verts de mars à juin et de « 14 % » pour les encombrants d’avril à juin, poursuit le communiqué.

En ce qui concerne les dépenses d’investissement, elles ont été revues à la baisse « pour tenir compte de notre capacité à faire au cours d’un exercice budgétaire et en vertu d’une surprogrammation assez forte au budget primitif », détaille Raphaël Cognet. Sur ces 28 millions d’euros de baisse, 16 concernent notamment la voirie.

« Nous avons aussi des travaux décalés dans le temps du au premier confinement puisque nous avions voté notre budget avant la crise Covid, poursuit le président de GPSEO. […] Et les recettes d’investissement sont forcément recalibrées en conséquence puisque nous allons avoir du décalage dans les subventions perçues en raison du décalage de ces travaux, – 8,2 millions [­d’euros]. »