Les pompiers yvelinois ne sonneront pas chez les particuliers, comme c’est de tradition en fin d’année, pour proposer leurs calendriers. La distribution, organisée par les amicales des sapeurs-pompiers, a été définitivement annulée au vu des contextes sanitaire et sécuritaire actuels. Pour continuer d’alimenter leurs œuvres sociales, les soldats du feu ont lancé une campagne de collecte en ligne.

« C’est une décision qu’on a mûrie après l’annonce du second confinement », explique de ce choix le Lieutenant-colonel Bertrand Douville, qui préside l’Union départementale des Sapeurs-pompiers des Yvelines. Pour eux, cette décision est lourde de conséquences puisqu’ils avaient déjà investi dans du matériel d’hygiène en vue de distribuer ­sereinement leurs calendriers.

« En septembre, nous avions acheté des masques personnalisés, équipé nos 3 000 pompiers de gel hydroalcoolique et de cartes professionnelles pour sécuriser la collecte, détaille Bertrand Douville. Après, je pense que cette posture est plus exemplaire vis-à-vis de la population. »

En principe, la vente de calendriers devait se tenir du 1er novembre jusqu’à la fin janvier. Elle se fera finalement en ligne sur le site www.sdis78.fr. Les dons par chèque sont également possibles. Pour autant, ce dispositif de repli risque de creuser un trou dans la caisse des œuvres sociales des pompiers. « On n’aura jamais, à l’échelon du département, les mêmes résultats que la collecte physique en porte-à-porte », estime le ­lieutenant-colonel Douville.

Les dons récoltés permettent notamment d’améliorer les conditions de travail dans les casernes et de soutenir les familles de pompiers en difficulté. De même, ils participent au financement de l’Oeuvre des pupilles et orphelins de sapeurs-pompiers qui vise à soutenir les familles endeuillées. « C’est une œuvre d’utilité publique qui s’occupe d’un peu plus de 1 200 orphelins de sapeurs-pompiers, précise Bertrand Douville. Sur le département on doit avoir huit familles concernées. »

Si le lieutenant indique que des points de collecte physiques « pourraient être installés, d’ici janvier » dans certains lieux publics, il appelle néanmoins à la vigilance de la population sur le démarchage malveillant à domicile, symptomatique de cette période.