Le parking Foch transformé en drive. Le 8 janvier, Pascal Demassiet, un producteur nordiste, s’y était installé avec son camion pour vendre ses 28 tonnes de pommes de terre qu’il n’a pas pu écouler en raison de la crise sanitaire.

« L’année passée, par rapport au Covid-19, on est resté avec des hangars pleins […]. Toutes les fermes par chez nous vendaient des pommes de terre. On n’avait pas la possibilité d’évacuer les hangars entiers. On s’est donc dit que c’était peut-être mieux d’aller dans les grandes villes », explique-t-il de sa démarche en précisant que depuis sa venue à Bois-d’Arcy dans laquelle habite son fils, il est « ­appelé par les communes ».

Les prix pratiqués par le producteur sont de 5 euros pour 15 kilos. Un prix choisi « pour ne pas jeter nos pommes de terres ». Interrogés, plusieurs clients n’ont pas caché venir en raison du « prix attractif ». C’est par exemple le cas de Mohamed, un Pisciacais. « C’est moins cher [que dans le commerce] », affirme-t-il. Après des ventes à Triel-sur-Seine, Limay ou encore Chanteloup-les-Vignes, le producteur sera aux Mureaux le 16 janvier.