Parents, élèves, membres de l’opposition, ils étaient en tout une soixantaine à manifester, samedi 9 janvier, contre la décision du Département de changer le collège de secteur du quartier d’Elisabethville (voir ­édition précédente).

Jugeant que leurs enfants « payent les pots cassés », les parents d’élèves ont organisé une cérémonie aux allures funèbres. Les futurs collégiens ont ainsi déposé une couronne de fleurs devant la stèle de l’ancien maire de la commune, Pierre Amouroux, « qui lui se serait immédiatement mobilisé pour qu’une solution plus humaine soit trouvée, note Didier, qui s’exprime au nom des parents. Il avait lancé les premières réflexions pour la construction d’un nouveau collège à Epône. Onze ans après, rien n’a été fait alors que les maires de Mézières et d’Epône ont signé de multiples ­permis de construire depuis quatre ans. »

Sur Twitter, le maire mézièrois, Franck Fontaine (LREM), a démenti le nombre de logements, à venir sur sa commune, qui était avancé par les manifestants ces deniers jours. « En 2019, 70 nouveaux logements ont été inaugurés […] et 42 seront inaugurés en 2021 et non 130, assure l’élu. De là à dire qu’à cause de nous le collège est saturé ! »