C’est un projet commencé il y a environ deux ans et demi qui est sur le point d’aboutir. L’association La p’tite Episol souhaite pouvoir ouvrir, au printemps prochain, une épicerie sociale et solidaire à proximité du centre-ville de Verneuil-sur-Seine, et un jardin de permaculture aux Buissons à Vernouillet, sur un terrain de 300 m². Une solution réfléchie pour pallier l’arrêt des distributions alimentaires par le Secours catholique et lutter contre la précarité.

« Les gens qui voudraient se réapprovisionner chez nous [trouveront des produits] entre 6 et 30 % » de leur valeur marchande, souligne le président de l’association La p’tite Episol, Steven Day. Concernant l’approvisionnement, une convention a été passée avec la banque alimentaire « mais je pense principalement que nous allons nous approvisionner en passant des accords avec des grandes surfaces localement, nous en avons identifié trois sur Verneuil et Carrières-sous-Poissy qui sont prêts à nous trouver des créneaux pour aller chercher des produits qui sont juste avant la date de ­péremption », poursuit-il.

Steven Day n’exclut pas d’organiser ponctuellement des collectes mais aussi de travailler avec les producteurs locaux. « On peut espérer proposer une certaine qualité et variété de produits à nos bénéficiaires », se satisfait-il. « La pré-convention va bientôt être signée, j’espère de bonnes nouvelles pour ce mois », se satisfait-il également.

Un travail a été mené avec les deux centres communaux d’action sociale, qui adresseront les principaux bénéficiaires pour un contrat de quatre mois, renouvelable une fois pour quatre mois. « Il y a beaucoup de personnes qui n’osent pas faire le premier pas, donc effectivement avoir quelque chose qui a pignon sur rue, qui est accessible facilement à pied, c’est quelque chose qui est tout à fait nécessaire, note pour sa part le maire vernolien, Fabien Aufrechter (LREM). […] On n’est pas sur de l’aumône que l’on fait, on est sur un système de réinsertion dans la société, d’accompagnement, ils viennent faire leurs courses, payent, donc c’est beaucoup plus ­positif. »

Le magasin sera ouvert dans un premier temps « deux demi-journées par semaine », précise Steven Day et pourra proposer par la suite différents ateliers. « On pense pouvoir aider dans la première année 120 familles, ce sera de l’ordre de 330 personnes », détaille le président de La p’tite Episol. « Le lieu devrait être plus grand que ce qui était prévu, donc on devrait pouvoir faire un petit peu plus », souligne Fabien Aufrechter.