Plusieurs départements français étaient déjà concernés. L’avancement du couvre-feu de 20 h à 18 h jusqu’à 6 h le lendemain matin pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, concerne désormais l’ensemble du territoire national. Le premier ministre, Jean Castex (LREM), l’a annoncé en conférence de presse jeudi 14 janvier. Entrée en vigueur deux jours plus tard, sa durée est « au minimum de 15 jours ».

« Évidemment, il y a des chances que ce couvre-feu soit ensuite pérennisé pour une durée un peu plus longue », avertit le maire de Conflans-Sainte-Honorine, Laurent Brosse (DVD), en précisant que l’annonce du couvre-feu nécessite des attestations de déplacement dérogatoires pour justifier ses sorties pendant les heures concernées. D’après le site internet de l’Élysée, elysee.fr, tout contrevenant s’expose à « une amende de 135 euros et jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive ».

Munis d’une attestation, les parents pourront néanmoins continuer à récupérer leurs enfants dans les crèches et centres de loisirs en dehors des heures de couvre-feu. « Les centres de loisirs et les crèches accueillent un service dérogatoire pour les familles concernées », détaille de cette mesure l’édile pisciacais, Karl Olive (DVD), en rappelant que les établissements scolaires restent ­également ouverts.

Le maintien de ces ouvertures ne concerne cependant pas le sport en salle pour les activités sportives scolaires et extrascolaires. Seules les activités en plein air sont autorisées. De ce fait, comme le déclare Laurent Brosse, « les gymnases et les équipements sportifs [intérieurs] seront fermés ». D’après le site de la Ville des Mureaux, il sera néanmoins possible de continuer à utiliser les « installations sportives de plein air » comme, par exemple, le « city stade » dans le respect des horaires du couvre-feu.

Alors que les pharmacies resteront ouvertes aux heures habituelles, la médiathèque conflanaise avance sa fermeture à 17 h 45. « Les commerces de la ville […] devront fermer à 18 h au plus tard », résume ainsi Laurent Brosse des mesures annoncées par Jean Castex. « Dans la mesure où cette mesure va réduire les horaires d’ouverture des commerces, et afin d’éviter les concentrations des clients aux heures ouvrables, j’invite tous les établissements, qui le souhaitent, à se saisir des possibilités d’ouverture supplémentaire sur la pause-déjeuner », est-il écrit du discours du premier ministre sur le site internet du gouvernement, dans lequel il invite aussi les commerçants à se saisir des ouvertures des commerces le dimanche, accordées par les préfets de certains départements.

Quant aux restaurateurs, Laurent Brosse précise qu’ils ne pourront plus proposer de prêt à emporter après 18 h. « En revanche la livraison pourra se poursuivre au-delà de 18 h, nuance-t-il. Bien évidemment, cela impliquera pour les employeurs des livreurs de leur remettre un justificatif et que les livreurs soient eux-mêmes munis d’un justificatif de déplacement pendant la période de couvre-feu. »

« Un plan d’action » pour lutter contre les variants du Covid-19

L’ARS Île-de-France accroît sa surveillance face aux variants du coronavirus. C’est notamment le cas de la mutation identifiée en Angleterre et qui s’avère être plus contagieuse. C’est pourquoi, l’ARS a annoncé, dans un communiqué de presse du 15 janvier, mettre en place « un plan d’action » pour lutter contre les variants du Covid-19.

L’ARS demande ainsi, par exemple, à ce que tout test PCR révélé positif par un laboratoire francilien, donne lieu à un examen complémentaire pour vérifier si le test en question est positif aux variants. Selon le communiqué, « au 13 janvier 2021, les 22 centres de dépistage et de diagnostic Covid-19 sont désormais capables de mener ces confirmations biologiques ».

Des interrogations systématiques des patients doivent aussi être réalisées pour identifier le risque de contamination aux variants. C’est le cas pour les tests antigéniques proposés en pharmacie qui ne permettent pas de faire la distinction entre les variants ou non. Par conséquent, « l’ARS rappelle aux professionnels de santé, réalisant des tests antigéniques, d’interroger le patient pour identifier les risques de contamination au variant, et en cas de risque avéré, de le renvoyer vers un laboratoire pour réalisation d’un test PCR ».