Le projet d’aménagement de la future gare d’Epône-Mézières, qui accueillera le RER E à l’horizon 2024, poursuit sa route. La réunion de restitution des concertations, menées auprès des habitants, s’est ainsi tenue le 21 janvier en visioconférence avec des habitants. Alors que la directrice du projet pôles et quartiers d’Eole au sein de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), Isabelle Williame, explique que le futur quartier comprendra entre « 580 et 615 [à] 618 logements, toutes natures confondues », les habitants souhaitent y construire une école pour accueillir les enfants des nouveaux riverains et ­s’interrogent sur sa ­capacité ­d’accueil.

« Comment sera calculée la capacité de la future école ? demande ainsi l’un des habitants durant la réunion. Est-ce-que cela concernera uniquement le futur quartier ou bien aussi d’autres quartiers proches ? » À cette question, le maire d’Epône, Guy Muller (LR), envisage, en plus des enfants des habitants du quartier, d’y ajouter ceux « d’une partie Nord d’Epône ».

En revanche, pour l’édile de Mézières-sur-Seine, Franck Fontaine (LREM), « seuls les habitants [de ce nouveau quartier] iront dans cette école Epône-Mézières pluricommunale. » Ce nouvel établissement scolaire ne verra cependant probablement pas le jour avant 2025. « On avait évoqué 2024 mais cela nous paraît difficile et cela sera peut-être plutôt 2025 », avertit Guy Muller quand une personne ­l’interroge sur ce sujet.

Bâtir une nouvelle école n’est pas le seul point qui interroge les habitants. La construction de logements pose également la question des places de stationnement. Déjà, comme le relatait La Gazette dans son édition du 18 novembre, le problème avait été soulevé lors de la réunion publique du 14 novembre, concernant l’aménagement de la future gare d’Epône-Mézières. Visiblement, deux mois plus tard, la question persiste encore.

Les parkings de rabattement ne seront pas destinés au stationnement des nouveaux résidents.

Expliquant que les études de comptage révèlent que « 50 % des voitures stationnées en gare sont à des habitants d’Epône ou de Mézières, que 25 % viennent de l’autre côté de la Seine et le reste d’un peu partout », Isabelle Williame insiste sur le fait que les parkings de rabattement seront « dimensionnés » pour les accueillir. Comme le soulevait La Gazette, 850 places de stationnement dont un parking de « 600 places », correspondant à la capacité actuelle de stationnement aux abords de la gare, seront créés. En cas de forte fréquentation, un second pourrait aussi le compléter.

Quoi qu’il en soit, les parkings de rabattement ne seront pas destinés au stationnement des nouveaux résidents. « Ce sont des parkings pour les rabattants et non pas des parkings pour les résidents, poursuit Isabelle Williame. Dans chaque immeuble, les résidents de ce quartier futur auront des parkings adéquats. Il y aura des places sur voiries pour les visiteurs de passage mais pour les personnes qui se rabattent en gare pour la journée, qu’elles viennent de n’importe où, elles sont supposées aller dans les parkings de rabattement. »

Le public souhaitant s’exprimer au sujet du projet d’aménagement, a jusqu’au 21 février pour faire part de ses commentaires. Pour cela, il lui suffit d’envoyer un courriel à l’adresse concertationgps&o@palabreo.fr.