Le projet immobilier ne fait pas l’unanimité. Pour preuve, samedi 9 janvier, une trentaine de Conflanais s’est rassemblée devant l’ancienne entreprise de tringles à rideaux Boulet, située avenue Carnot. Par le biais d’une distribution de tracts, les manifestants, issus essentiellement de l’allée des Clos, avaient pour objectif de faire prendre conscience aux autres habitants des nuisances qui seraient engendrées par la création de 130 logements, dont 30 % de logements sociaux, sur la parcelle de l’ancienne entreprise.

« On est là pour informer les gens qu’il va y avoir 130 logements ce qui est beaucoup parce que cela veut dire beaucoup de passage. […] Cela nous inquiète parce qu’ici ce n’est que des pavillons. Cela va forcément changer la physionomie du quartier et, pour l’instant, on n’a pas été informé par la mairie d’un aménagement des voiries, d’un aménagement des parkings », déclare une ­habitante, souhaitant rester anonyme, avant d’ajouter que la proximité avec la gare ferroviaire suscite déjà de nombreuses ­difficultés de ­stationnement.

Interrogé le 29 janvier à ce sujet, le maire, Laurent Brosse (DVD), rappelle qu’il s’agit d’une « opération totalement privée qui n’est pas à l’origine de la Ville ». Affirmant comprendre les inquiétudes des riverains, il poursuit : « Concernant le stationnement et cela est une exigence de la Ville, [nous avons demandé d’une part à ce qu’il y ait] une place de stationnement par logement et que, d’autre part, l’organisation du stationnement des visiteurs soit aussi réalisée sur le site Boulet lui-même pour ne pas avoir de stationnement hors site. » Pour limiter l’impact des nuisances sur l’allée des Clos, le maire affirme avoir demandé à ce qu’il n’y ait pas « une ouverture du site vers l’allée des Clos » contrairement à ce ­qu’affirment les ­riverains.

« On n’est pas contre [le projet], nuance néanmoins la manifestante. De toute façon, on ne va pas laisser une usine désaffectée au niveau de la ville. On veut juste être entendus, que les points qui nous inquiètent soient levés. » Après avoir rencontré le promoteur le 15 janvier, Laurent Brosse assure lui avoir demandé de rencontrer les manifestants organisés en ­collectif.