De l’aveu même de la municipalité, le dossier d’un nouveau centre commercial pour remplacer celui de La Source, incendié en 2016 et partiellement démoli en 2019, traîne un peu en longueur. Alors durant le conseil municipal du 16 décembre dernier, le groupe d’opposition Un nouveau souffle pour Limay a demandé quel était le nouveau calendrier prévu, déplorant la fermeture du parking où doit se trouver ce nouvel espace depuis un an car « utile pour les écoles ».

L’ouverture du nouveau centre de proximité d’environ 900 m², sur le parking attenant, était initialement prévue pour « le printemps 2020 », espérait en 2018 l’adjoint à l’urbanisme Djamel Nedjar (DVG). Lors de ce conseil, il a plutôt avancé la date d’une ouverture des premiers commerces « en mars-avril 2022 », sauf aléas. Concernant la friche partiellement démolie, la municipalité espère pouvoir y réaliser un ensemble de logements, en l’incluant dans son programme de ­rénovation urbaine.

Sur le parking, situé à l’angle de l’avenue de la Source et la rue des Fontaines Agnès, le permis de construire est affiché. Signé le 16 septembre 2019, il détaille le projet, la « création d’un centre commercial intégrant une pharmacie, une boulangerie, un bar et une supérette » entraînant donc la démolition partielle d’un parking à l’air libre et d’un muret de soutènement. Depuis, quelques modifications ont été apportées. « Le quatrième commerce n’est pas encore identifié à ce jour, nuance Djamel Nedjar. On n’est pas favorables à l’idée d’un bar-tabac ici parce que on ne voulait pas reproduire les problèmes qu’on a connus par le passé, éviter les regroupements. »

Concernant le devenir de la friche, là aussi, il y aura un peu d’attente. « Les projets sont encore à l’étude avec le bailleur et les opérateurs », tempère l’adjoint à l’urbanisme.

Les superficies retenues seront de « 420 m² » pour la supérette, « 195 m² » pour la pharmacie et « 150 m² » pour la boulangerie. Une offre restreinte comparée à l’ancien centre commercial qui comptait 11 commerces. « Il y avait des choses qui n’avaient plus lieu d’être comme des vendeurs de carrelage », poursuit Djamel Nedjar. Le cheminement du client sera lui aussi différent : « Là on est sur un ensemble bâti où tout se fait en extérieur, on tourne autour du bâtiment, il n’y a pas de squats dans les halls c’est pour ça qu’on a que les usages fonctionnels. »

Pour justifier le retard, l’élu évoque des contraintes administratives. « L’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca, qui porte le projet Ndlr) a changé de nom et est devenu l’Agence nationale de la cohésion des territoires, détaille-t-il. Il y a eu de l’inertie et surtout il y a eu la période Covid, avec le télétravail, cela a ralenti un peu l’activité économique, on a perdu un peu de temps. […] On aurait aimé que ce soit construit bien plus en amont, ça fait cinq ans qu’on annonce que dans six mois il y aura quelque chose, en fait ça avance lentement, trop lentement à notre goût. »

Concernant le devenir de la friche, là aussi, il y aura un peu d’attente. « Les projets sont encore à l’étude avec le bailleur et les opérateurs », tempère l’adjoint à l’urbanisme. Intégrée dans le programme de renouvellement urbain, la parcelle pourrait ainsi accueillir des logements, mais les contraintes seraient surtout financières. « C’est une opération mal équilibrée, il y a tout à démolir, tout à déblayer, c’est quand même une opération importante », précise l’élu limayen qui ajoute que ces logements ne seront pas de type collectifs mais plutôt « des petites maisons individuelles ». Les lots sont actuellement en train d’être rachetés par l’Etablissement foncier d’Île-de-France auprès des copropriétaires.