Une aide pour lutter contre le décrochage scolaire. C’est l’objectif visé par la Promo 16-18, mise en place en novembre dernier par l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) avec l’aide des missions locales, et réservée aux jeunes de 16 à 18 ans sortis du système scolaire. Le 28 janvier, dans les locaux de l’Afpa Mantes-Magnanville, un premier bilan a été réalisé. Des mots de la responsable départementale de l’Afpa en charge de la Promo 16-18, Kheira Allal, le dispositif d’une durée de 13 semaines fournit aux jeunes une « valise de la vie » en leur proposant des ateliers pour reprendre confiance en eux et en les accompagnant dans leurs orientations professionnelles.

« Moi, quand je suis arrivé ici, j’avais les idées floues […]. La chose que je ne voulais pas (reprendre des études, Ndlr), au final je veux la faire. J’avais juste pas la motivation. Maintenant je l’ai. Les personnes qui ont 16, 18 ans ne sont souvent pas trop mises en valeur et elles sont perdues », déclare Baran, un ­adolescent mantevillois de 17 ans.

« On va faire une immersion de cinq jours [en milieu professionnel] mais si au bout de cinq jours, le gamin, ça lui plaît vraiment, on va rallonger », déclare le directeur du centre Afpa Mantes Magnanville, Bruno Montel.

« Il y a des leviers qui font qu’à un moment donné ces jeunes ont décroché et nous, on va travailler avec eux en partenariat [pour lever ces blocages]. Le fil rouge c’est de travailler l’autonomie et la responsabilité de ces jeunes », déclare la responsable, en insistant sur le fait que les bénéficiaires sont particulièrement ravis du fait que le dispositif ne s’inscrive « pas dans un cadre scolaire, figé ».

« Sur la première promotion du 23 novembre, on a dix inscrits aujourd’hui, précise le directeur du centre Afpa Mantes Magnanville, Bruno Montel. Il y en a trois qui sont partis pour diverses raisons […]. Sur la deuxième du 7 décembre, il y en a neuf qui sont arrivés et il y en a toujours neuf. Et sur la troisième sur Magnanville, on en a 10 qui sont arrivés. »

Après réflexion, plusieurs jeunes souhaiteraient des « stages d’immersion [en entreprise] un peu plus longs. » Pour Bruno Montel, cela n’est pas un problème : « Il n’y a pas de durée. On va faire une immersion de cinq jours mais si au bout de cinq jours, le gamin, ça lui plaît vraiment, on va rallonger […]. Mais si on a prévu une immersion de cinq jours et qu’au bout du deuxième ou troisième jour, il se dit « mince, je me suis trompé », il n’y a pas de problèmes. Il a le droit de se tromper. » Sur la rémunération, les bénéficiaires perçoivent une aide mensuelle de « 200 euros ». Pour intégrer la Promo 16-18, ils doivent néanmoins obligatoirement être inscrits aux missions locales.