Une discipline équestre se jouant avec un ballon. Il s’agit du résumé simplifié du horse-ball dans lequel deux équipes de six cavaliers s’échangent un ballon muni d’anses en cuir et tentent de marquer le plus de buts possibles dans deux arceaux en hauteur de part et d’autre du terrain. Cette discipline est justement la spécialité de l’association Mash Horse-ball, créée en 1999 à Maisons-Laffitte, et basée depuis 2003 au 57 chemin des Chainées, dans l’ancienne champignonnière de Chapet, aujourd’hui transformée en club équestre.

Selon Benoit Beaunez, le gérant et fondateur de l’association, ce déménagement permettait d’avoir suffisamment « de place pour s’entraîner », les objectifs du club ainsi que le nombre de licenciés s’étant agrandis. Aujourd’hui, sur les 68 licenciés dont 20 enfants, 40 d’entre eux pratiquent le horse-ball. Pourtant, du fait de l’annulation des compétitions de horse-ball, dont l’équipe fanion évolue au niveau professionnel, Benoit Beaunez craint désormais pour l’avenir de l’association Mash Horse-ball.

« Plus aucune compétition n’est possible depuis octobre […], déplore-t-il en ajoutant ne pas comprendre pourquoi les concours de saut d’obstacles (CSO) avaient, eux, pu reprendre pendant le premier confinement. Grosse incompréhension également pour les Pro de horse-ball ne pouvant pas bénéficier de la dérogation sport pro puisque le horse-ball n’est pas considéré comme un sport de « haut niveau » […]. C’est un gros coup dur pour la discipline, ça c’est certain ! »

Pourtant, si les compétitions de horse-ball sont à l’arrêt, les chevaux nécessitent toujours autant d’attention. Le 15 janvier dernier, le club comptait « 34 équidés pour 15 poneys » selon Benoit Beaunez. « Nous dépensons environ 8 500 euros par mois et le problème est là : le chiffre reste fixe avec coronavirus ou sans !, ajoute-t-il. Les chevaux mangent tous les jours, le maréchal ferrant vient toujours à la même fréquence et les vaccins sont faits de la même manière. »

De ce fait, et en dépit du contexte sanitaire, le gérant et fondateur du Mash Horse-ball précise que les charges pesant sur les structures équestres sont « monstrueuses » malgré les pensions et demi-pensions versées par les propriétaires d’équidés. « Le Covid n’a rien arrangé mais nous avons la chance d’avoir une clientèle compréhensive qui a continué à payer tous les mois les pensions et demi-pensions même sans cours, se félicite-t-il. L’aide du gouvernement était un bon début mais ce n’est pas suffisant sur du long terme. »

En attendant le retour des compétitions de horse-ball, les cours sont maintenus mais « adaptés en travail individuel ». Les demandes de renseignements pour le public extérieur se font, elles, uniquement sur rendez-vous afin d’éviter tout rassemblement de personnes. Benoit Beaunez espère en tout cas un retour rapide à la normale. « La discipline s’écroule depuis quelques années en Île-de-France et je crains que mon club ne se transforme en centre équestre classique et que le horse-ball s’efface petit à petit », conclut-il.

Des dérogations du couvre-feu autorisées pour les propriétaires de chevaux

Les propriétaires de chevaux, en pension ou en demi-pension dans les structures équestres, peuvent venir s’occuper de leurs équidés en dehors des heures du couvre-feu. « Nous avons mis en place un planning sur lequel chaque demi-pension (cavaliers venant s’occuper du cheval au moins trois fois par semaine) peut inscrire son nom dans la case qu’il désire », affirme le gérant et fondateur du Mash Horse-ball club qui est propriétaire du club équestre de Chapet, Benoit Beaunez en précisant qu’il ne doit cependant pas y avoir plus de quatre cavaliers en même temps.

Du côté de la société d’équitation de Vernouillet, la possibilité, pour les propriétaires de chevaux en pension ou en demi-pension de pouvoir venir s’occuper des chevaux grâce à une dérogation, est également bien vue. « Au premier et deuxième confinement, j’ai beaucoup de cavaliers qui ont pu venir monter et sortir les chevaux », déclare la directrice de la structure équestre, Patricia Nadoux, en précisant que la société d’équitation de Vernouillet compte 120 chevaux dont 35 appartiennent au club. Concernant les restrictions sanitaires lui ayant contraint à revoir les horaires de ses cours pour être en adéquation avec le couvre-feu, Patricia Nadoux se veut plutôt optimiste quant au fait que ces dernières pourraient être amenées à perdurer. « On va s’adapter, lâche-t-elle. On ne fait que cela depuis un an de s’adapter. »