Une « zone d’activités dans la zone d’activités ». C’est ainsi que le maire d’Aubergenville, Gilles Lécole (LR), décrit le projet porté par Spirit entreprises, présenté lors du conseil communautaire du 11 février dernier. Contacté, l’aménageur n’a pas répondu à nos sollicitations.

La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) a finalement retenu le projet d’un village d’entreprises de 23 000 m² pour aménager cette parcelle de 5,6 ha, située dans la zone des Chevries, le long de l’A13. Les attendus sont un projet « qui à la fois s’intègre dans le paysage, crée des emplois, crée de la ressource fiscale et contribue à l’attractivité économique et au rayonnement du territoire », explique ce soir-là Fabienne Devèze (DVD), vice-présidente au développement ­économique.

Ce que voulait à tout prix éviter la communauté urbaine comme les élus locaux ? Des bâtiments dédiés à la logistique. « La logistique c’est assez monotâche […] j’avais peur qu’on s’enferme, explique Gilles Lécole de sa position. Le projet de Spirit ouvrait des perspectives différentes […], un pôle d’activités variées. »

Dans la présentation du projet, l’aménageur, qui a également conçu la zone d’activités des Cettons à Chanteloup-les-Vignes et celles de Bois-d’Arcy et de Montigny-le-Bretonneux, prévoit la construction de « neuf modules de 375 m² pour des activités de productions PME/PMI », ainsi que la construction de « quatre modules de 2 000 m² pour les activités ­industrielles de grands groupes ».

Spirit entreprises prévoit ainsi la création de « 580 emplois » entre ces différents modules. ­L’aménageur ­espérait pouvoir déposer son premier permis de construire aux environs du mois de mai prochain et lancer la commercialisation durant le mois de juin. Le chantier devrait démarrer trois mois après le dépôt du permis de construire et ­s’échelonner en trois phases.

L’entreprise prendra à sa charge les frais de dépollution à hauteur de 1,5 million d’euros HT. Le projet prévoit également « 18 117 m² d’espaces verts » et prévoit le recours à « une large part de bois » avec « un bardage acier aux teintes claires ». Les bâtiments d’une hauteur de « dix à 11 mètres » auront leurs toits équipés de panneaux photovoltaïques.

« La zone est enfin valorisée, on a quelque chose de sympathique, souffle Gilles Lécole. Cela permet d’avoir une cohérence entre tous ces tissus économiques (avec Renault, et la zone d’activités des Mériels, Ndlr). »