Dans le Val-d’Oise, cela faisait maintenant plusieurs semaines que des recherches étaient menées pour retrouver Anne-Frédéric Obszynski. Le corps de cette femme de 41 ans, portée disparue depuis le 21 février, a finalement été retrouvé dans la Seine, ce jeudi 11 mars, à hauteur de la commune d’Andrésy.

« Ce sont des promeneurs qui ont prévenu les secours lorsqu’ils ont aperçu le corps dans l’eau », précise le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) de cette macabre découverte. Prévenus vers 10 h, les sapeurs-pompiers sont rapidement arrivés sur place pour épauler la brigade fluviale, chargée de ­ramener le corps à la surface.

Une fois sur la terre ferme, les enquêteurs font rapidement le lien avec Anne-Frédéric Obszynski, qui avait disparu à Méry-sur-Oise après une sortie en course à pied sur les bords de la rivière isarienne, sur le quai de Halage.

« Il s’agit d’un corps féminin, de même corpulence, de même taille, vêtue d’une tenue de sport correspondant aux ­éléments d’identification, confirme Éric Corbaux, le procureur de la République de Pontoise (Val-d’Oise), à nos confères de 95Actu. Des bijoux et une clef de voiture avec porte-clef, ­caractéristiques, ont été ­retrouvés sur elle. »

Car jusque-là rien ne semblait pouvoir expliquer la disparition de cette institutrice, domiciliée à Taverny (Val-d’Oise). Le jour de sa disparition, seule la voiture, une Citroën Saxo grise, d’ Anne-Frédéric Obszynski avait été retrouvée au niveau du pont de Méry-sur-Oise, sans qu’aucun témoin présent sur place ce jour-là ne puisse apporter plus d’éléments aux gendarmes de la section de recherche de Versailles, chargés de mener les recherches.

Une autopsie menée ce vendredi 12 mars devrait permettre à ces derniers de confirmer la thèse selon laquelle la joggeuse aurait perdu la vie après une chute dans l’Oise. Cette hypothèse, qui semble-t-il était privilégiée jusque-là, voudrait ainsi que le courant ait conduit le corps de la femme jusqu’à la jonction de l’Oise et de la Seine pour ­finalement ­dériver à hauteur ­d’Andrésy.