Il est 11 h 30 ce vendredi 26 mars et devant l’école maternelle Françoise Dolto, parents, grands-parents et nourrices se pressent pour récupérer les enfants. Ce midi et comme tous les vendredis désormais jusqu’à nouvel ordre, ici le service de restauration scolaire ne sera pas assuré, faute de moyens humains en pleine crise sanitaire.

De la même façon, l’ensemble des restaurants scolaires de la commune sont concernés par ces fermetures hebdomadaires, annoncées mardi 23 mars par la mairie. Du côté des parents, qui doivent prendre leurs dispositions pour récupérer leurs enfants sur la pause déjeuner, si la mesure est plutôt comprise, on ­déplore surtout le timing de ­l’annonce.

Jusqu’aux vacances de Pâques, les ouvertures des cantines répondront donc à un calendrier publié sur la page Facebook de la Ville. « Plutôt que fermer toutes les cantines, nous avons pris décision de faire une rotation entre toutes les écoles pour limiter l’impact par famille », explique le maire, Fabien Aufrechter (LREM), qui déplore un taux d’absentéisme record des vacataires chargés d’encadrer les élèves durant la pause méridienne. « Sur les 99 agents, 35 sont arrêtés, ce n’est plus tenable », souligne-t’il.

Ce vendredi 26 mars, de nombreux parents ont dû faire l’aller-retour à l’école maternelle Françoise Dolto, dont la cantine était fermée.

Ces absences s’expliquent surtout par le contexte sanitaire. Et pour la commune ce manque d’effectifs est d’autant plus handicapant que le protocole, qui doit permettre d’éviter le brassage des élèves et réduire le risque de contamination dans les écoles, s’est durci ces derniers mois.

« Nous avons été prévenus très tardivement, quand ça a été annoncé je n’ai pas vu l’urgence. [Il fallait] attendre un peu pour permettre aux parents de s’organiser », fait remarquer Plamena en faisant la queue devant l’école Françoise Dolto. Comme elle, la plupart des parents rencontrés précisent toutefois comprendre la mesure. Avec ses deux fils dans les mains, Renaud, lui, se montre un peu plus lassé : « C’est le bordel, déjà qu’en télétravail ce n’est pas simple de s’organiser, alors avec des jours de ­cantines en moins… ».

« On sait que ce n’est pas l’idéal mais c’était la seule solution pour limiter les risques, assure de son côté l’édile vernolien. Si on a des agents qui reviennent, dès qu’on peut on rouvrira. » D’ici là, une campagne de recrutement est d’ores et déjà lancée : « Les offres ont été poussées, on a eu quelques personnes qui ont postulé mais malheureusement beaucoup trop peu par ­rapport à ce que nous aurions besoin. »