Du mercredi 31 mars au mardi 6 avril, les services de police ont quadrillé le département en organisant, chaque soir dans une commune yvelinoise différente, une opération de contrôle du respect du couvre-feu et des règles sanitaires en vigueur. Vendredi 2 avril, les fonctionnaires mantais ont contrôlé une trentaine d’automobilistes pour seulement deux amendes dressées pour non-présentation d’attestations de ­déplacement.

Il est 19 h, le couvre-feu commence et les policiers installés sur l’avenue du Breuil, en direction de la commune du même nom, donnent du sifflet pour arrêter les usagers encore de sortie. Retour de travail, trajet professionnel, covoiturage… pour beaucoup d’entre eux leur présence n’a rien d’illicite.

C’est le cas de cet infirmier qui, une fois son badge présenté, pourra passer rapidement à travers le dispositif. Pour les autres, passagers y compris, la présentation de l’attestation de déplacement est obligatoire, bien qu’en veille de week-end de Pâques, les policiers se réservent encore une marge de prévention. « Là on est borderline sur l’heure donc ça va le faire », glisse l’un d’entre eux à une femme venue récupérer son enfant.

Vendredi 2 avril, les fonctionnaires mantais ont contrôlé une trentaine d’automobilistes pour seulement deux amendes dressées.

« Les consignes c’était de faire preuve de souplesse et de discernement, certains vont partir en province donc on essaye de tenir compte de ces choses-là », précise le commandant Pascal Romary qui coordonne l’opération du jour.

« D’une manière générale, c’est quand même satisfaisant parce qu’on voit que les gens sont quand même disciplinés et respectueux des mesures imposées. On voit que les gens ont pris l’habitude depuis les premiers contrôles qu’on a pu faire », se réjouit le commandant mantais. Pour preuve, au moment de présenter leurs pièces justificatives, quasiment tous avaient un masque à portée de main qu’ils ont pris soin de poser sur le nez.

Seuls deux hommes dépourvus de justificatifs de déplacement, alors qu’ils effectuaient selon eux une livraison de repas, ont été sanctionnés d’une amende de 135 euros. Selon la police, ces derniers auraient tenté de distraire les fonctionnaires le temps de créer une attestation numérique sur place. Une opération similaire a eu lieu mardi 6 avril à Conflans-Sainte-Honorine.