Leur création de poste avait fait débat lors de la présentation du rapport d’orientations budgétaires le 2 mars dernier, il en a été de même lors du conseil municipal du 30 mars. Alors que la municipalité a fait voter la création, via partenariat avec l’État, de 15 « emplois adultes-relais » pour des missions de prévention et de médiation dans les quartiers en politique de la ville (le Domaine de la vallée et les Merisiers-Plaisances, Ndlr), l’opposition a voté contre, déplorant un manque d’informations sur leurs ­missions.

« Cette demande a été faite le 15 février 2021 à la préfecture des Yvelines, un service de prévention-tranquillité publique sera mis en place sous l’égide du service de la cohésion sociale », détaille de l’intégration de ces 15 personnes au sein des services de la municipalité, l’adjoint au développement économique Bernard Kossoko.

Des missions attendues, il poursuit : « La Ville souhaite renforcer le lien social en proposant une médiation urbaine et sociale de proximité donc développer et pérenniser ces projets, accompagner les habitants dans leurs démarches en facilitant le dialogue auprès des institutions et des différentes associations. » La Ville entend ainsi « réduire […] le sentiment d’insécurité » dans les quartiers en politique de la Ville.

« Rien n’est détaillé, on ne sait pas vraiment ce que l’on va voter, on ne sait pas non plus quelles sont les plages horaires de ces interventions, j’imagine que ce sera en soirée voire la nuit, on n’a pas tous ces éléments-là, donc non plus on n’a pas non plus les éléments financiers sur les conséquences de ces recrutements », déplore l’ancien maire Cyril Nauth (RN), avant de demander si seules des personnes avec un casier judiciaire vierge seraient recrutées.

Son colistier, Pierre Fleury, abonde : « Des contacts au sein du ministère de l’intérieur, […] m’ont appris effectivement, il y a quelques années, que le recrutement de médiateurs dans les quartiers politique de la ville se faisait un petit peu à la va comme je te pousse […]. Quand on va confier nos enfants à des médiateurs dans les quartiers, on peut espérer, on peut attendre que ces ­personnes-là soient ­exemplaires. »

Ari Benhacoun, adjoint aux finances pointe lui une « subtilité de trouver des gens qui ont la compétence, qui sont capables de mener des missions de service public que nous souhaitons leur confier, mais qui sont aussi capables d’aller au contact de populations qui sont difficiles » et l’assure : « Je ne vais pas aller chercher des profils de délinquants toxicos et je ne vais pas aller chercher des élèves de Sciences-Po non plus. »

Bernard Kossoko précise que « le recrutement d’un chef de service est en cours » et que les candidats seront bien reçus en entretien. « Je vois plus le côté où cela nous permet de faire de la création d’emploi », termine-t-il. Au bout de 15 minutes de débat, la réponse viendra du maire Sami Damergy (SE) : « On n’a pas suffisamment insisté dessus mais [dans] les fiches de poste, [il est écrit qu’] il faut un casier ­judiciaire vierge. »