Dans le cadre de la journée mondiale des mobilités et des accessibilités célébrée le 30 avril, l’association APF France handicap a organisé du 26 au 30 avril une semaine complète d’actions sur le territoire national. Après avoir interpellé par courrier la présidente de Région, Valérie Pécresse (Libres), celui du Département, Pierre Bédier (LR), ainsi que le président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), Raphaël Cognet (LR), sur ces questions, quelques membres de l’association en fauteuils roulants se sont rassemblés en ville le 27 avril, pour dénoncer les difficultés d’accès à certains centres médicaux. Ils souhaitent que leur opinion sur les questions urbanistiques soit davantage prise en compte par les élus.

« Aujourd’hui, on a un certain nombre de lieux qui ne sont pas accessibles et ce que l’on voudrait faire c’est justement attirer l’attention des candidats aux élections régionales, attirer l’attention aussi de nos élus, maire et conseillers municipaux, pour pouvoir justement essayer de repenser la notion d’accès aux lieux de soins », explique du but de l’événement le Vernolien, élu d’opposition au conseil municipal et élu à l’APF des Yvelines et référent accessibilité et qualité d’usage pour l’association, Christian Lelièvre.

Se déplaçant lui-même en fauteuil roulant, il s’appuie, entre autres, sur une étude présente dans le communiqué de presse, pour montrer à quel point l’accès aux centres médicaux n’est pas forcément aisé. « À Verneuil-sur-Seine, nous avons, sauf erreur, 139 pratiques médicales ou paramédicales réparties sur 50 lieux différents, dont deux pôles importants recevant chacun 16 praticiens et professions libérales, est-il écrit. Sur l’ensemble, 39 pratiques sont accessibles, 62 inaccessibles et 32 restent à évaluer. »

Les difficultés d’accès aux centres médicaux, les personnes se déplaçant en fauteuil roulant les ont notamment illustrées en essayant d’accéder chez des praticiens exerçant Grande rue. Une marche de plusieurs centimètres de haut est un véritable obstacle.

Ces difficultés d’accès, les personnes présentes durant la visite les ont notamment illustrées en essayant d’accéder chez des praticiens exerçant Grande rue. Alors que le local, en rez-de-chaussée ne semble présenter aucune difficulté, une marche de plusieurs centimètres de haut les empêche toutefois d’y accéder aisément. Cette situation n’étonne désormais plus Catherine Zoghaib, une habitante en fauteuil roulant. « Partout où on va, on part avec l’idée qu’il y a de fortes chances qu’on ne puisse pas arriver à bon port », ­déplore-t-elle d’un air résigné.

Affirmant être conscient des « problèmes » d’accessibilité dans différents lieux de la ville, l’édile, Fabien Aufrechter (LREM), insiste sur le fait que ce sujet sera travaillé en commission à la mairie et « co-construit » avec les associations comme, par exemple APF France handicap.

« On ne pense pas qu’aux personnes en situation de handicap, on pense à tout le monde […]. Si nous, les personnes en fauteuil roulant, on arrive à passer à un endroit, eh bien, c’est du velours pour tout le monde parce que, quand nous, on est passé, tout le monde passe », déclare Christian Lelièvre, en faisant notamment référence aux jeunes enfants, aux femmes enceintes ou encore aux personnes circulant avec des poussettes.

Pour Fabien Aufrechter venu saluer l’initiative, la résolution de la totalité des problèmes d’accessibilité, qu’il s’agisse des centres médicaux ou de certains équipements publics, sera particulièrement longue. « Ce n’est pas l’histoire d’un mandat là, c’est l’histoire d’un paquet d’années », prévient-il. À ce propos, Christian Lelièvre confirme : « Une journée [d’action de l’APF France handicap] c’est trop court et un mandat ce n’est peut-être pas ­assez long pour tout faire. »