La nouvelle a été annoncée sur la page Facebook de la Ville de Villennes-sur-Seine le 27 avril dernier. Sept appareils de musculation comprenant notamment un vélo elliptique, un rameur, une double barre et un banc pour faire des abdominaux, sont sortis de terre au niveau du croisement de la rue de Médan et du chemin du Raidillon. La création de cet espace était initialement prévue dans le cadre d’un parcours santé d’endurance de 2,5 kilomètres proposé par la municipalité et qui est opérationnel depuis le dimanche 2 mai. Pourtant, selon le conseiller municipal en charge des sports, Jean-Yves Morin, beaucoup de sportifs fréquentant cette aire l’utilisent finalement comme une salle de sport ­extérieure.

« On a ces équipements qui sont à mi-parcours [où] il y a cette espèce d’arrêt qui peut être fait de cinq à dix minutes avec des exercices spécifiques sur place et repartir ensuite sur la deuxième partie du parcours santé », précise l’adjoint de l’objectif initial de l’installation de ces sept appareils de musculation, tout en rappelant que le parcours santé mis en place par la Ville et dont l’itinéraire est disponible depuis la page Facebook de la Ville comporte au total neuf points d’arrêts. « Ce que j’ai vu en fait […], c’est que beaucoup de personnes ont pris ces équipements comme une aire de sport finalement plus qu’une partie du parcours sport santé », ajoute-t-il.

Selon l’élu, ces équipements connaissent un tel engouement que, « certains week-ends, il y a des gens qui y vont et qui n’ont pas de place [et donc] il y a un petit moment d’attente [avant de pouvoir les utiliser] ». Du fait que ces appareils de musculation soient accessibles librement et gratuitement, ils attirent également des sportifs des communes alentours. C’est notamment le cas d’Hector et de Clément, un Vernolitain et un Médanais, rencontrés le 5 mai sur place et qui ont pris l’habitude de se retrouver ici pour faire du sport. « C’est une belle initiative et cela permet de faire du sport et de nous dépenser », se réjouissent-ils.

Les sept appareils de musculation sont installés au croisement de la rue de Médan et du chemin du Raidillon. Ils comprennent notamment un vélo elliptique, un rameur, une double barre et un banc pour faire des abdominaux.

Leur avis est loin de surprendre la société Airfit en charge de la réalisation du nouvel équipement sportif villennois. « Aujourd’hui, les salles de sport internes sont fermées depuis presque huit mois », indique l’entreprise le 29 avril pour justifier notamment l’engouement des sportifs et des municipalités qui font appel à eux. « C’est une demande qui est de plus en plus forte et qui va sûrement se développer sur les prochaines années parce que c’est une demande aussi du sport en général qui devient de plus en plus autonome et en extérieur », ajoute-t-elle.

Cela n’empêche pas Jean-Yves Morin d’avoir été surpris par l’utilisation faite par les sportifs de l’aire de sport dans sa ville. « Ce sont des équipements d’extérieurs donc ce ne sont pas vraiment les équipements qu’on peut avoir en salle de sport parce qu’ils sont faits pour être en extérieur. C’est monobloc, c’est assez solide, [et] vous ne pouvez pas régler complètement tout », déclare-t-il.

Les caractéristiques de ces équipements ne semblent néanmoins pas déranger Hector et Clément qui, au contraire, souhaiteraient davantage d’appareils pour accroître la technicité de l’aire sportive et améliorer le sol sur lequel reposent les équipements. « C’est déjà une belle étape mais ce serait bien qu’ils fassent un petit enrobé, que ce soit un peu plus propre », suggèrent-ils des améliorations ­pouvant être faites par la Ville.

« On va maintenant travailler à optimiser [cet espace sportif] et effectivement voir comment on peut optimiser le sol, comment on peut rajouter certaines choses, en faire vraiment finalement une aire de sport extérieure », affirme Jean-Yves Morin. Concernant le coût financier de la création d’un tel espace, qui a été imaginé en juin 2020 et réellement lancé en septembre dernier, l’élu ne souhaite pas le communiquer à La Gazette. « Le coût global, je ne vous le donnerai pas mais cela reste un investissement important, déclare-t-il simplement. Ce n’est pas un investissement mineur dans le budget de la Ville qui est relativement contraint. » D’autres parcours santé devraient, quant à eux, voir le jour au cours du mandat.