La danse hip-hop était à l’honneur le 8 juin au théâtre de la Nacelle. Ce jour-là, des scolaires ont assisté à la représentation du spectacle Les Ombres proposé par la danseuse, chorégraphe et interprète muriautine, Antoinette Gomis, dont la compagnie porte son nom et du spectacle Be Girl de la compagnie Uzumaki dans lequel la chorégraphe en charge également de la direction artistique,Valentine Nagata-Ramos met en scène cinq danseuses de hip-hop. À travers ces représentations, les élèves ont pu s’immerger le temps d’une après-midi dans la danse hip-hop et constater les ­émotions qu’elle transmet.

« La danse hip-hop, c’est une culture de base. Cela en est devenu un sport via le mode de vie et la pratique car il y a beaucoup d’entraînements, une condition physique et nutritive sur lesquels on doit vraiment être carré mais, à la base, c’est une culture le hip-hop », affirme à l’issue de son spectacle, Antoinette Gomis.

Sa performance artistique dont le spectacle traite, via le passé de son propre père, de l’immigration est en tout cas loin d’être passée inaperçue chez le public qui était visiblement conquis. C’est notamment le cas de Kiara, une élève de 16 ans en classe de première qui fait du hip-hop depuis une dizaine d’années. « Le hip-hop c’est un mélange de plusieurs danses donc on peut créer notre propre hip-hop [et] s’exprimer », déclare-t-elle en précisant qu’elle ne retrouve pas cette liberté ­d’expression dans d’autres types de danse.

« Je pense qu’on peut véhiculer des émotions dans n’importe quel type de danse […]. Mais le hip-hop est plus proche d’eux, la culture urbaine est plus proche d’eux, c’est pour cela qu’ils se sentent plus à l’aise pour s’exprimer et transmettre plus d’émotions dans la danse hip-hop », confie Antoinette Gomis qui précise s’inspirer de plusieurs types de danse pour réaliser ces spectacles.

Alors que Kiara ne pense pas que les femmes sont peu représentées dans le monde du hip-hop, son avis n’est néanmoins pas partagé par Valentine Nagata-Ramos. « C’est un peu un milieu masculin et les filles finalement […] on ne les met pas autant en valeur que ça sur scène. On les voit en battle mais sur scène, pas trop », affirme cette dernière qui a voulu montrer, à travers Be Girl, que « cette danse peut être exécutée très subtilement et pas ­forcément qu’en force ».