Qu’ils pratiquent le roller, le vélo BMX ou encore la trottinette, tous étaient les bienvenus le 19 juin au skatepark de l’Île-aux-Dames, à Mantes-la-Jolie. Ce jour-là, le président âgé de 35 ans de l’association Mantes multi glisse, Jérémy Dalbis, y organisait un festival. Ouvert à tous, le festival en session libre avait notamment pour objectif de montrer l’engouement suscité autour des sports de glisse dans les skateparks.

« Quantitativement, on va dire qu’il y en a assez mais, qualitativement, ce n’est pas ça, affirme Jérémy Dalbis quand on l’interroge sur le nombre de skateparks dans la région. Par exemple, ce mobilier-là, il est assez vétuste, ce sont des structures assez anciennes. Il faudrait un peu un renouveau de ces infrastructures mais, c’est vrai que, pour cela, il faut qu’on montre qu’il y a de l’intérêt, de l’engouement, qu’il y a du monde derrière […] pour demander des choses un peu plus belles. »

Pour la première édition du festival, que le président de l’association Mantes multi glisse espère voir se pérenniser, une cinquantaine de participants ont répondu présents alors que la météo était incertaine. Ce chiffre ne surprend pas Jérémy Dalbis. « On s’était basé sur cinquante participants […], déclare-t-il. Avec la météo, je pense que cela va rester à ces chiffres-là mais s’il avait fait vraiment beau, je pense vraiment qu’on aurait pu atteindre des nombres un peu trop grands pour ce genre de skatepark. »

Les participants, de tout âge, sont même parfois venus de loin pour le seul plaisir de pratiquer leur sport durant cette journée de festival. C’est notamment le cas de Robin, un adepte des figures réalisées en trottinette de 19 ans, et de Guillaume, un amateur de vélo BMX de 22 ans. Tous les deux pratiquent leurs disciplines respectives chaque jour depuis environ six ans et sont venus spécialement de Chartres (Eure-et-Loir). Après les confinements successifs, ils ne souhaitaient effectivement pas manquer la tenue d’un tel ­festival autorisé par la Ville.

Leur venue est cependant loin de surprendre Jérémy Dalbis. « Les sports extrêmes, dès qu’il y a un événement ou un rassemblement ou des endroits un peu atypiques à pratiquer ou à rouler, les gens se déplacent. Moi, je sais que je fais 15 heures de route juste pour aller rouler sur un skatepark parfait, sans problèmes. Je choisis mes vacances ou mon week-end autour de cela. Ça se passe comme ça, on voyage vraiment pour se rejoindre, se rassembler, passer des moments ensemble », déclare le président de l’association Mantes multi glisse, en précisant, pour sa part qu’il pratique le roller et notamment les glissades sur les barrières.

L’envie de venir se retrouver entre passionnés sur les skateparks est partagée par Guillaume et Robin. Tandis que ce dernier insiste sur la « bonne humeur » qui existe au sein des adeptes de ces sports de glisse, Guillaume poursuit : « C’est une famille. On est là, on se rejoint, on rigole, on ride tous ensemble […]. Et puis on ne se prend pas la tête. On n’est pas là dans l’esprit compétition, on est vraiment là pour prendre du plaisir et faire découvrir [ces ­disciplines] à tout le monde. »

Durant le festival, jeunes et moins jeunes ont effectivement eu l’occasion de venir démontrer leurs prouesses ou même observer les pratiquants les plus doués. « C’est un événement que j’aurais aimé voir depuis tout jeune sur ce skatepark. Cela fait vingt ans que je pratique ici et, tout jeune, j’aurais aimé voir ce genre d’événements », affirme Jérémy Dalbis en précisant, pour sa part, que c’est en observant ses aînés qu’il a notamment trouvé la motivation de s’entraîner à réaliser des figures en roller pour les imiter. « C’est cela qui m’a poussé à devenir plus fort aujourd’hui et à continuer dans le roller », affirme-t-il alors que des jeunes enfants regardent avec admiration les figures s’enchaîner sur les rampes du skatepark.

Les acrobaties, parfois spectaculaires, s’accompagnent néanmoins parfois de chutes. Selon Guillaume et Robin, elles sont mêmes fréquentes. « C’est pour cela qu’on porte le casque […], affirme Guillaume. Je dis à plein de gens qu’il faut le porter, que cela a son importance mais après c’est au bon vouloir de la personne mais c’est un risque [de ne pas le porter]. »