Son dernier coup lui aura coûté cher. Un jeune homme de 19 ans qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Versailles jeudi 1er juillet a été condamné à une peine de deux ans de prison pour le cambriolage d’un pavillon de la commune. Habitué du genre depuis plusieurs années, son casier portait mention de plusieurs condamnations pour des faits similaires. C’est ce qui a d’ailleurs motivé le tribunal a révoquer plusieurs de ses sursis pour un quantum supplémentaire de six mois et 15 jours.

Maintenu en détention provisoire depuis près d’un mois après son passage en comparution immédiate, le prévenu a finalement été entendu par le tribunal sur les faits qui se sont déroulés le 4 juin ­dernier.

Cette nuit-là, trois hommes pénètrent par effraction dans le pavillon où vit un couple de retraités âgés de 83 et 85 ans. Sans attendre, les cambrioleurs opèrent très vite, saccagent la pièce de vie et s’emparent entre autres de bijoux, porte-feuilles, ainsi que des clés de la voiture du couple pour prendre la fuite. « Avant de partir, ils déversent des produits détergents et de la javel dans la pièce pour tenter d’effacer d’éventuelles empreintes », rapporte le juge des constatations policières.

À bord de la voiture volée, les trois malfaiteurs sont finalement repérés par une patrouille de la brigade anti-criminalité qui les prend en chasse jusque dans un camp de gens du voyage. Les fuyards finissent leur course dans un champ qu’ils quittent cette fois à grandes enjambées. « Les policiers vont attendre, dissimulés à proximité de la voiture lorsque l’un des suspects (le prévenu, Ndlr) revient », souligne le juge. À l’intérieur de la voiture, certains effets du couple sont retrouvés contrairement aux deux autres complices du jeune homme. Interrogé sur leurs identités lors de son jugement, le jeune homme confirmera qu’il les connaissait mais n’en dira pas plus « par peur de représailles ».

Ce natif de Meulan-en-Yvelines expliquera ensuite qu’il « ne souhaitait pas faire ce coup » mais qu’il aurait été contraint par ces hommes plus âgés « à faire le guet » en échange « d’un billet ». Une position qui aura eu le don d’agacer l’avocate de la partie civile. « Les vraies victimes, ce sont bien mes clients […] ils venaient d’acheter ce véhicule neuf et ils en ont pour 12 800 euros de réparations », souligne-t-elle en précisant que celui-ci était équipé pour transporter le fauteuil roulant de la retraitée, qui, depuis les faits, ne peut plus se déplacer à ses ­rendez-vous ­médicaux.