L’union fera-t-elle la force ? Le personnel non soignant du foyer d’accueil médicalisé (FAM) Jacques Saint-Amaux et de la maison d’accueil spécialisée (MAS) Henri Cuq l’espère. Ils veulent la prime Segur d’un montant de 183 euros net mensuel dont le but initial est de valoriser les métiers des soignants et des professions paramédicales. Avec le soutien des soignants de ces deux établissements de Handi Val de Seine, un mouvement de grève organisé par la CGT et la CFTC a eu lieu le 8 juillet devant la MAS. Elle a réuni, dès le matin, une cinquantaine de personnes sur les 70 emplois à temps complet du FAM et les 60 emplois à temps plein de la MAS. Pour maintenir une présence auprès des patients, des salariés ne débrayaient qu’en après-midi.

« Autant nous, en janvier 2022, les paramédicaux (du secteur privé à but non lucratif, Ndlr), on va toucher la prime, autant les autres professions, elles, elles ont été sorties de l’accord Segur alors qu’elles ont été aussi présentes que les paramédicaux. C’est fortement injuste qu’ils soient oubliés », affirme l’ergothérapeute au FAM et déléguée syndicale à la CFTC, Nathalie Lepage, en soutien aux professions liées notamment au domaine de l’éducatif dans ces structures.

La grève était soutenue par la direction, présente sur place. « Dans un même établissement, on ne peut pas avoir certains [métiers] qui sont valorisés et d’autres qui ne sont pas revalorisés. Tout le monde intervient auprès du même public et on a besoin de tout le monde », déclare la directrice de la MAS Henri Cuq, Isabelle ­Chevriot-Fayol.

Selon le site Handi Val de Seine, cet établissement accueille des p­ersonnes en situation de « polyhandicap, des troubles du comportement ou souffrant d’une infirmité motrice cérébrale » tandis que le FAM Jacques Saint-Amaux est dédié aux « personnes handicapées mentales ou atteintes de handicaps associés dont le degré d’autonomie rend nécessaire ­l’assistance d’une tierce personne ».

La directrice des ressources humaines de Handi Val de Seine, Isabelle Bourgeon, et la directrice générale adjointe de l’association, Sybille Godeau étaient présentes. Selon cette dernière, des débrayages avaient lieu dans les 19 ­établissements de l’association.

« Au mois de septembre, on essayera de mobiliser beaucoup plus de monde », prévient la déléguée syndicale de la CGT et aide médico-psychologique au FAM, Corinne Evrard. Une pétition intitulée La Ségur pour tous et réunissant 243 signatures le 9 juillet est en ligne sur mesopinions.com.