Ce qui n’était encore qu’un souhait lors des conseils municipaux des 17 mai et 5 juillet derniers, a finalement été concrétisé par la venue du secrétaire d’État chargé de la ruralité, Joël Giraud (LREM), le 6 juillet. À la suite de la volonté de la Poste de résilier son bail au 31 août prochain, le local de 150 m² du 120 rue Nationale accueillera en 2022 une Maison France services pour « assurer la pérennité et le renforcement des services postaux en proximité », souligne l’édile méziérois, Franck Fontaine (LREM), le 17 mai.

Le coût de cette structure, qui en plus d’un service postal devrait voir apparaître des permanences de la Caisse d’allocations familiales ou de Pôle emploi, n’a cependant pas été précisé lors de ces conseils municipaux. Une convention de fonctionnement devrait être signée avec la Ville d’Epône pour se partager les frais. En parallèle, la Poste versera « une indemnité ­compensatrice mensuelle de 1 168 euros et une indemnité exceptionnelle de 3 534 euros », précise Franck ­Fontaine.

« Aujourd’hui ils sont ouverts 12 h par semaine », fulmine l’édile méziérois. De quoi provoquer la stupéfaction du secrétaire d’Etat : « Douze heures par semaine dans une commune à 3 700 habitants ?! » Lui voit en ces Maisons France services un moyen de mutualiser « et on fait en sorte que les gens aient un vrai service et pas un service au rabais » et espère qu’à terme, elles deviennent « la référence du service public sur le territoire ».

Joël Giraud (LREM), secrétaire d’État chargé de la ruralité, voit en ces Maisons France services un moyen de mutualiser « et on fait en sorte que les gens aient un vrai service et pas un service au rabais ».

« Notre souhait puisqu’encore une fois elle sera intercommunale, pour qu’elle soit le plus efficace possible et qu’elle puisse répondre aussi aux exigences du gouvernement et notre ministre et de la préfecture c’est qu’il y ait au minimum quatre personnes dans cette Maison France services pour qu’elle soit vraiment ouverte 35 h par semaine », détaille ainsi Franck Fontaine.

Lors du conseil municipal du 5 juillet, la création de deux postes pour faire fonctionner cette structure a ainsi été actée. « Un troisième poste, en partie financé par l’État, sera proposé en septembre pour le portage du projet puis l’encadrement du service », précise Arnaud Pasdeloup, adjoint aux affaires générales.