L’ancien terrain de rugby du complexe sportif Firmin Riffaud situé derrière les tennis couverts ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Le 5 juillet, en conseil municipal, la majorité a accordé au maire, Michel Lebouc (DVG), l’autorisation de lancer un concours de maîtrise d’œuvre pour y construire d’ici « fin 2024 » un gymnase. Alors que l’opposition s’inquiète de la capacité de financement de la Ville, l’édile envisage des financements extérieurs mais n’exclut pas une augmentation des impôts pour compléter si le besoin se fait sentir. Il justifie ce projet par la nécessité de remplacer la salle polyvalente Lino Ventura et la salle multisport du complexe sportif Firmin ­Riffaud qu’il juge « vieillissantes ».

« La volonté c’est de construire un gymnase pour remplacer les deux autres qui sont énergivores […] et qui, au-delà de cela, ont pratiquement 40 ans et ne sont plus d’actualité. [Ils] ne répondent plus aux besoins des associations sportives », affirme le maire en insistant sur son envie de voir évoluer dans la future infrastructure l’association de gymnastique de la commune qui est, selon lui, celle qui compte le plus d’adhérents actuellement. Sur son site internet, l’association Magnanville gymnastique artistique indique qu’au 30 juin 2020 elle réunissait à elle seule « 310 ­adhérents répartis sur huit ­disciplines ».

Tout en précisant toutefois que le futur équipement sportif sera un « gymnase pluridisciplinaire », Michel Lebouc suggère la possibilité de « mutualiser [le] club de gymnastique par une fusion sur le Mantois » afin de réduire les coûts de fonctionnement propres à la commune. D’après la première adjointe en charge des affaires financières, Françoise Gonichon, le coût de la création du nouvel équipement est estimé à environ « neuf millions d’euros » et subventionné « à hauteur de 50 % » par la Région et le Département.

Le futur gymnase sera situé au niveau de l’ancien terrain de rugby du complexe sportif Firmin Riffaud situé derrière les tennis couverts.

« Pour financer le reste, une fois qu’on a utilisé nos fonds propres, les subventions et l’auto-financement qu’on engrange chaque année, il faudra effectivement qu’on ait recours à un emprunt. Nos simulations nous donnent une enveloppe de 2,5 à trois millions [d’euros] », précise-t-elle avant d’ajouter : « Si on part sur un financement sur 15 ans, la simulation la plus brève qu’on ait faite, la nouvelle charge de remboursement sera de 228 000 euros par an sur un budget de fonctionnement d’à peu près sept millions donc on n’est pas incohérent. » Afin de réaliser ce financement, Michel Lebouc n’exclut pas la possibilité d’augmenter les impôts. « L’impôt a toujours été la variable d’ajustement, ce n’est pas un scoop. Forcément, on va jouer sur le levier impôt », explique-t-il.

« Vu l’état des structures existantes qui, pour l’instant ne mettent pas en danger la sécurité des usagers [car] aucun bilan n’a été fait dans ce sens à notre connaissance et vu le contexte sanitaire qui n’est pas encore réglé et qui a un impact sur les finances de la commune, il nous semble, à ce titre peu opportun d’engager la commune dans une dépense d’investissements de cette ampleur », rétorque le conseiller municipal d’opposition, Alexandre Chambord, qui préférerait plutôt entretenir les équipements actuels dont ceux du gymnase Marie Amélie Le Fur. « Une commune qui n’investit pas pour l’avenir est une commune qui meurt, monsieur Chambord ! », s’exclame Michel Lebouc en précisant néanmoins que « l’impôt sera un levier, pas tout le levier » car il « espère aller chercher jusqu’à 60-70 % (le maximum légal, Ndlr) du cofinancement du futur gymnase ».