« Les policiers sont des cibles, tous les policiers, même nos collègues à 4 pattes ! », vocifère le syndicat policier Alliance après les faits qui se sont déroulés dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre à Meulan-en-Yvelines. Ce soir-là, Tina, une chienne policière, a été frappée à coups de pierres par un adolescent lors d’une intervention. Touchée à l’œil, la malinoise est restée de longues heures en ­observation en ­clinique ­vétérinaire.

Minuit est passé depuis quelques minutes ce vendredi lorsque la brigade canine est appelée pour se rendre dans le quartier Paradis, « suite à un signalement de dégradations sur le secteur », rapporte une source policière. Alors que l’équipage patrouille au niveau de la rue de la Ferme du Paradis, les policiers décident de procéder au contrôle d’un adolescent. Mais voyant que celui-ci portait un caillou à la main, Tina est utilisée pour appréhender le jeune homme qui ne se laisse pas faire.

« Il a frappé la tête du chien avec la pierre au niveau de l’œil », ­témoigne notre source. L’action de la chienne n’aura finalement pas été vaine puisque son agresseur, âgé de 15 ans et originaire de Meulan-en-Yvelines, a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue.

De son côté, Tina a été conduite en urgence par son maître vers une clinique vétérinaire. Le lendemain, le syndicat Alliance partageait, sur Twitter, une photo de la malinoise entaillée sous l’œil gauche sur plusieurs centimètres. « [Des] examens [sont] en cours car suspicion de fracture du crâne », détaillait le syndicat en parallèle. Selon le rapport de police, après plusieurs heures d’observations chez le vétérinaire Tina a eu des points de suture.

Vers 18 h, ce même jour, les forces de l’ordre avaient déjà été prises à partie dans le quartier du Paradis, donnant lieu à des affrontements entre jeunes et policiers. Selon ces derniers, les fonctionnaires auraient été ciblés par « une quinzaine d’individus » dans la rue Traversière, avant de répliquer grâce à leur armement de dispersion. Trois jeunes Meulanais, âgés de 19 à 22 ans, ont également été interpellés pour « outrage et ­rébellions ».

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