Les constructions de quatre étages tant redoutées par les habitants ne verront finalement pas le jour. Ce mercredi 15 septembre, la Ville organisait une réunion d’information à l’espace Senet afin de présenter une nouvelle version du projet immobilier gelé depuis 2018 entre la rue du général Gallieni et la voie de chemin de fer. Après avoir attaqué le projet précédent, les riverains avoisinants semblaient plutôt satisfaits des nouveaux traits de crayon, plus horizontaux, du promoteur, fruit des ­négociations menées par la municipalité.

« L’idée est de sortir par le haut d’un très mauvais choix », plaide le maire triellois, Cédric Aoun (SE), devant ses administrés et aux côtés du promoteur Nacarat. En juin 2018, ses prédécesseurs avaient accordé un permis de construire pour la construction d’un ensemble regroupant 84 logements dont 34 à vocation locatif social. D’abord attaqué par un collectif de riverains, le projet avait finalement été validé par le tribunal administratif.

« Il ne correspondait pas aux souhaits des riverains ni aux miens d’ailleurs », résume l’édile qui explique avoir engagé des négociations avec le promoteur Nacarat pour revoir le projet à la baisse en terme de nombre de logements de façon à ce qu’il soit « le plus consensuel possible ». C’est ainsi que les blocs qui devaient initialement être composés de deux à quatre étages ont été ramenés à 58 maisons d’une hauteur maximale d’un étage avec combles. Les travaux devraient démarrer vers la fin de l’année 2022 pour une durée d’environ deux ans.

Les travaux devraient démarrer vers la fin de l’année 2022 pour une durée d’environ deux ans.

« C’est quand même beaucoup mieux que ce qui était prévu à la base », note l’un des habitants présent à la réunion devant les nouveaux plans du promoteur. La Ville a toutefois dû consentir à la construction d’un autre projet immobilier dans la zone dite de Feucherets-Basins, à la sortie de la commune vers Chanteloup-les-Vignes, afin de compenser les pertes financières du promoteur.

« Ce qui a été convenu, c’est de déplacer les logements perdus là-bas, car il y a une marge de manœuvre qui est plus importante », explique Cédric Aoun sans pour autant s’avancer sur le nombre total de logements prévu dans ce second dossier. « Le projet préserve le talus existant et, côté rue, on ne verra qu’une ligne de crête de toitures », assure pour sa part Christian Plateau devant certains riverains soucieux de préserver leur vue imprenable sur la Seine.

Si dans la salle, certains habitants ont réitéré leurs demandes pour abandonner complètement le projet, le maire a fait savoir que cette option n’était plus à l’ordre du jour et que la Ville devait, quoi qu’il arrive, redresser sa carence en logements sociaux. De plus, cette dernière est sous le joug de l’échéance d’une convention de portage foncier avec l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF) qui a préempté pour plus de neufs millions d’euros de terrains pour le compte de la ­commune jusqu’en 2022.

Crédits photo article : Nacarat