Mardi 21 septembre, aux alentours de 18 h 30. Un son de tambour résonne au niveau du local de la section de canoë-kayak de l’Association sportive Mantaise (ASM) située chemin de l’île de Limay. Ce jour-là, l’équipe de Dragon Boat de l’ASM s’entraîne pour le championnat de France de la discipline qui aura lieu les 2 et 3 octobre au stade nautique international Didier Simond, à Mantes-la-Jolie. Pour les pratiquants du Dragon Boat, ce sport collectif consistant à pagayer en rythme au son d’un tambour pour être en parfaite synchronisation, semble être une alternative plus abordable physiquement que le canoë-kayak.

« Quand on n’est pas [trop fort en canoë-kayak], cela permet de faire des compétitions qui sont beaucoup plus intéressantes avec un niveau plus bas en kayak », affirme Cédric, un quadragénaire qui pratique le Dragon Boat depuis trois ans avec sa fille, aujourd’hui âgée de 18 ans. Maxime Moll, le capitaine de l’équipe ayant participé à l’intégration du Dragon Boat à l’ASM, insiste, quant à lui davantage sur l’attrait des participants pour la pratique d’un sport nautique collectif dont les embarcations sont composées de 10 ou 20 pagayeurs assis côte à côte sur deux rangées.

« Je pense que c’est l’esprit d’équipe [que les licenciés recherchent avant tout], explique-t-il. Quand on monte sur l’eau, on est beaucoup sur un même bateau et, peu importe le niveau, on ira à la même vitesse. Peu importe son niveau, on fait la même séance et, qu’on soit plus ou moins fort, on s’investit tous pour le même objectif dans le bateau. » Bien qu’il regrette que ce sport ne soit « pas assez médiatisé en France », Maxime Moll est convaincu que c’est justement l’esprit d’équipe qui contribue au développement du Dragon Boat dans le monde. D’après le site internet de la Fédération internationale de Dragon Boat, ce sport qui a connu un essor important dans les années 1980 recense, par exemple, actuellement « près de 50 millions de pratiquants en Chine » et « plus de 30 000 au Royaume-Uni et en Europe » ainsi que « 90 000 pratiquants au Canada et aux Etats-Unis ».

En France, le Dragon Boat est lié à la Fédération française de canoë-kayak et des sports de pagaie (FFCK). Les compétitions de Dragon Boat se font sur des distances de 200 mètres pour le sprint, de 500 mètres pour la vitesse et de 2 000 mètres pour le fond. D’après Cédric, le sprint de 200 mètres se réalise en moyenne en « une cinquantaine de secondes, voire en une minute ».