Des jeux de sociétés proposés à tous gratuitement et librement, de « zéro à 1 999 ans ». D’après Guillaume Joudrain, médiateur culturel et numérique auprès des services des bibliothèques de Poissy, il s’agit d’une des caractéristiques expliquant le succès de la ludothèque mobile dont une partie des jeux a été obtenue par le biais d’un mécénat avec le magasin Cultura de Villennes-sur-Seine. Outre le fait de favoriser l’accès aux jeux, aussi bien pour les enfants que pour les adultes, dans les différents quartiers de la ville, un des objectifs est aussi d’inciter les gens à s’inscrire dans les bibliothèques.

« Comme cela est mené aussi par le service des bibliothèques, on en profite pour rappeler les conditions d’inscription, la possibilité d’emprunter des livres, [que] l’inscription [est] gratuite pour les enfants à la médiathèque de Poissy, ce genre de choses », souligne Guillaume ­Joudrain.

Alors qu’il n’est pas inscrit à la médiathèque de Poissy, Aly, un enfant de neuf ans rencontré fin août lors d’un arrêt de la ludothèque mobile sur la place Corneille dans le quartier de Beauregard, semble en tout cas désormais enthousiaste à l’idée de s’y inscrire. « Cela fait partie des bonus », se réjouit Guillaume Joudrain qui se félicite surtout du fait que le garçon soit déjà venu ­s’amuser à la ludothèque mobile.

Devant le succès rencontré par cette dernière dans les divers quartiers, la ludothèque mobile est vouée à se pérenniser. « Pour l’instant, on a prévu des dates et des lieux jusqu’aux vacances de la Toussaint. Être en extérieur sur les périodes en fin d’automne et en hiver, c’est plus compliqué », affirme Guillaume Joudrain qui précise néanmoins réfléchir à maintenir « quand même une activité de la Lumop durant ces mois-là sous une autre forme ».

Cela réjouit en tout cas Lisa, une mère de famille inscrite à la médiathèque et venue pour la première fois ce jour-là avec son fils. « Cela change les idées, déclare-t-elle. Cela permet de rencontrer d’autres gens, de voir autres choses […]. Je l’ai vu sur la page Facebook [de la médiathèque] et je me suis dit « pourquoi ne pas y venir ? » »