« On a enfin un projet de rénovation qui doit aboutir. » Le 11 octobre, le sentiment de satisfaction était visible sur le visage de l’édile, Gilles Lécole (LR), durant la réunion de présentation du projet de rénovation du centre commercial d’Acosta par le syndic 1001 Vies habitat. Une vingtaine de personnes, essentiellement des commerçants, qu’ils soient propriétaires ou locataires, était réunie dans un local situé 41 rue du Belvédère pour assister à cette présentation. Bien que tous reconnaissent l’utilité de la rénovation du centre construit en 1967, la plupart des commerçants présents auraient aimé que le projet soit plus « ambitieux ».

« Il faut faire les travaux même si je trouve que c’est trop petit comme travaux mais ce n’est pas grave. C’est déjà un premier pas dans les travaux de la rénovation du centre », déclare l’un des associés de la maison médicale après que l’architecte en charge du projet, Nawel Bur, ait présenté le chantier. Outre la réfection de l’étanchéité des toitures, la mise en place de rampes amovibles à tous les commerces et la création d’un portillon dans le hall intérieur en remplacement des plots existants pour laisser passer les personnes en fauteuil roulant à l’inverse des deux roues, le projet prévoit aussi d’harmoniser la couleur des façades extérieures du centre commercial.

« On a un bandeau métallique rouge, de la briquette, de la faïence bleue et des menuiseries en blanc », énumère Nawel Bur de l’esthétique actuelle du centre d’Acosta. « On va appliquer un bardage métallique sur la partie faïence en bleue et reprendre en peinture [blanche] le bandeau existant, explique-t-elle ensuite des changements attendus. On est sur un bardage métallique couleur champagne qui dialogue aussi bien avec le blanc qu’avec la brique […]. Sur la partie brique, on fera un nettoyage à haute pression et pour les menuiseries la couleur ne sera pas changée. On restera sur du blanc […]. Les éléments en lambris [à certains endroits] sont remis en peinture également. Ce marron ­disparaîtra pour une couleur claire. »

« On a un bandeau métallique rouge, de la briquette, de la faïence bleue et des menuiseries en blanc », énumère l’architecte, Nawel Bur, de l’esthétique actuelle du centre d’Acosta.

Selon la directrice territoriale de 1001 Vies habitat, Myriam Bertrand, le coût total des travaux est estimé à environ « 330 000 euros hors taxes ». « On nous vend du rêve à petit tarif mais on va juste faire de l’habillage, déclare en aparté de la réunion, Mohamed El Gayla, locataire depuis 18 ans des locaux de la pizzeria. Il y a plein de choses qui n’ont pas été prises en compte. Sur la structure même des bâtiments, il y a des poteaux qui sont en très mauvais état, des poteaux de maintien, de soutien. »

La question du revêtement de la façade n’a cependant pas été le point le plus contesté durant la soirée puisque la capacité du futur local à poubelles, bien qu’agrandi par rapport au local actuel avec quatre bacs de 660 litres et quatre de 1 000 litres, a effectivement suscité des craintes chez les commerçants. « Aujourd’hui, on a une pénurie et des difficultés en termes de quantité de poubelles qui sont en surcharge. Je ne crois pas que dans le dimensionnement [de 24 m²] que vous avez choisi on pourra mettre le nombre nécessaire », déclare un commerçant tandis que l’architecte lui assure que le local choisi présente une « modularité assez impressionnante » et qu’il peut encore, potentiellement, accueillir des bacs supplémentaires.

Mais, au-delà du programme de rénovation, c’est surtout un problème de méthodes dans la présentation du projet qui a été soulevé par l’assemblée. « Vous auriez pu nous demander notre avis sur ce projet […]. On est tombé sur le cul [quand on l’a appris]. On nous donne ce projet abouti, qui est très bien, mais sans nous en parler à nous […]. En tant que propriétaire, on aurait quand même aimé participer, on n’est pas venu nous voir », fait remarquer l’un des médecins et propriétaire du cabinet médical, Lionel Lecler.

« 1001 Vies habitat a le devoir de venir vous voir avec un projet. Même s’il n’est pas complètement définitif, il faut bien qu’on ait une base de discussion », se défend Myriam Bertrand. Pour être validé, le projet devra être voté lors de l’assemblée générale des copropriétaires en décembre. « Cela fait des années qu’on n’attend que cela. Ça passera, c’est sûr que ça passera. Après, il y a des petites choses qu’il faut peaufiner », affirme la vice-présidente du conseil syndical, Christine Bernard. Une fois le projet voté et accepté, Myriam Bertrand estime que deux mois seront nécessaires pour l’appel d’offres. Il s’ensuivra ensuite environ « quatre mois de travaux ».