« Nous défendons nos postes, notre gagne-pain. » Le message véhiculé le 18 octobre par Mouhamadou Seidy, délégué syndical et employé depuis 23 ans pour sortir les poubelles des bâtiments par l’actuelle société Seine entretien qui remplace SPN Entreprise, était clair. Avec quelques collègues, ils ont manifesté leur colère lors d’une grève envers leur direction qui emploie une quinzaine de personnes dont cinq pour sortir les poubelles.

« On est là depuis 4 heures du matin jusqu’à 13 heures ou 14 heures. On n’a pas d’heures en fait », raconte Mouhamadou Seidy qui regrette que son travail ne soit pas valorisé. « On avait des acquis depuis 15 ans : une prime de voirie, notre salaire de base. Tout cela a été coupé ! », tonne-t-il en déplorant aussi le licenciement dernièrement de quatre personnes. Selon lui, la société aurait justifié ces départs pour des raisons économiques. Le délégué syndical de la CGT n’y croit cependant pas. « Après il y a Seine entretien qui est venue et [elle] a pris d’autres personnes à la place. On se pose des questions », déclare-t-il en précisant que la grève pourrait être amenée à se prolonger.