Le 8 octobre, pour les semaines de l’information sur la santé mentale, une vingtaine de personnes a assisté, au collège des Hautes Rayes, à la diffusion de témoignages de parents dont les enfants ont un handicap mental et sont accueillis à l’Institut médico-éducatif (IME) conflanais Les papillons blancs. Les parents, dont certains étaient présents au collège, se sont remémorés leur envie initiale d’inscrire leurs enfants dans les écoles traditionnelles. Devant ces témoignages, le débat sur l’école inclusive s’est ­rapidement installé.

« L’école inclusive c’est un beau terme mais derrière il n’y a ni le matériel, ni la motivation, ni rien du tout », déplore une mère en se rappelant la mauvaise expérience vécue par sa fille alors que l’école inclusive doit permettre un apprentissage ­individualisé.

« C’est au stade du balbutiement », reconnaît Gisèle Meyer, ancienne principale de collège et déléguée adjointe de l’union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam). Affirmant que des progrès ont néanmoins été réalisés, elle insiste sur le fait que « [les enseignants] ont à s’adapter à toute vitesse à ces élèves » tout en gérant leur classe.