Depuis quinze jours, c’est le branle-bas de combat à Méricourt pour remettre sur pied une école dans le village, la sienne ayant été frappée, mercredi 6 octobre, par un important incendie. Alors que des expertises sont toujours en cours pour préciser l’origine du sinistre, des classes modulaires seront installées par le Département à la rentrée. D’autres collectivités et habitants s’organisent également pour remplacer les fournitures détruites par le feu.

Ce soir-là, il est environ 21 h 30 lorsque plusieurs témoins aperçoivent un départ de feu au niveau de la toiture du bâtiment situé rue des Écoles. Dans les minutes qui suivent, une trentaine de sapeurs-pompiers issue des casernes de Vernon (Eure), Gargenville, Magnanville et Bonnières-sur-Seine envahissent la rue pour tenter de sauver la bâtisse de 1909 classée aux monuments historiques.

« On a 50 % de la toiture qui est partie en fumée surtout au niveau des charpentes, rapporte le maire sans étiquette du village, Philippe Jumeaucourt. Le feu s’est propagé dans un appartement de fonction situé à l’étage mais il n’y avait personne dedans. »

Des travaux de rénovation, pilotés par l’agence départementale IngénierY, étaient en cours sur la toiture de l’école. L’origine précise du départ de feu, n’a pas encore clairement été identifiée. « On a eu deux experts pompiers qui ont été mandatés par la gendarmerie mais le rapport ne nous est pas parvenu, précise l’élu. La seule chose qu’on a eue comme information, c’est que ce n’était pas d’origine criminelle. » Des expertises approfondies sont toujours en cours.

Depuis l’incendie, les élèves sont ainsi accueillis dans la mairie et dans la salle des fêtes communale. Intégrée à un regroupement scolaire avec les communes de Moisson et Mousseaux-sur-Seine, l’école de Méricourt accueille en tout 55 élèves, du CP au CE2, originaires des trois communes.

Pour retrouver un cadre pédagogique plus adéquat plusieurs classes modulaires, financées par le Département, seront installées durant la seconde semaine des vacances de la Toussaint pour une ouverture à la rentrée.

« Il va y avoir cette implantation pour une durée d’un an, explique Philippe Jumeaucourt. On a eu un accompagnement au delà de ce qu’on pensait, même [la communauté urbaine] GPSEO va s’investir sur tout ce qui est fournitures pour qu’on ait tout à neuf. Je ne sais pas comment on aurait fait sans tout ça… »

Et ce n’est pas tout puisque sur Facebook, un appel a la solidarité rapportant le souhait d’une enseignante de Méricourt de reconstituer un coin bibliothèque dans la future école a été ­partagé plus de 300 fois. Le message a permis de réunir plusieurs dizaines de livres et de jeux de société. La commune de Jouars-Pontchartrain, dont l’école élémentaire avait aussi été touchée par un incendie en juillet 2020, s’est également proposée d’offrir d’anciens bureaux et chaises pour remplacer le mobilier détruit par le sinistre.