Ce mardi 19 octobre, une quarantaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) a manifesté sur la place de la mairie, afin de dénoncer leurs conditions de travail, précaires. Elles demandent notamment la suppression du pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial), conduisant à la mutualisation des heures et des enfants.

« Avant quand j’avais un enfant, je l’avais 10 h, j’étais pleinement avec lui, maintenant pour 10 h j’en ai trois », souligne l’une d’entre elles. « On raccourcit les dotations des élèves, même s’ils ont une notification individualisée de 10 h, sur le terrain, ce que ne voient pas les parents c’est qu’ils ont moins de 10 h, complète une autre, AESH dans un collège. […] Il n’y a pas de repère pour les enfants, c’est une catastrophe. »

La revalorisation salariale, ainsi qu’un statut dans la fonction publique font aussi partie des revendications. « Celles qui font 24 h, elles touchent à peu près 780 euros, est-ce suffisant pour vivre ? s’indigne Souad, AESH et syndiquée Sud-Education. Celles qui sont AESH c’est par conviction, par amour du travail, et on nous parle, de l’autre côté, de réduction des coûts. »