Une « semaine noire ». C’est la promesse d’un infirmier anesthésiste rencontré le 8 novembre au centre hospitalier intercommunal Poissy Saint-Germain-en-Laye (Chips). Ce jour-là, une grève nationale de cette profession a débuté pour exiger une meilleure reconnaissance du métier.

« En 2016, grâce à la loi « modernisation de notre système de santé », le Code de la santé publique a été modifié avec l’introduction d’un nouveau titre […] des auxiliaires médicaux : un titre préliminaire « exercice en pratique avancée ». C’est ce statut d’auxiliaires médicaux en pratique avancée (AMPA) que les IADE (Infirmiers anesthésiste diplômé d’État, Ndlr) souhaitent intégrer », déclarent, dans un communiqué de presse, les collectifs régionaux IADE.

Selon l’infirmier anesthésiste du Chips, ils « remplissent tous les critères de cette pratique avancée ». Rappelant que le préavis « court jusqu’au 18 novembre », il ajoute que, le 8 novembre, sur la quinzaine d’infirmiers anesthésistes de l’hôpital, « 14 » étaient en grève. Les collectifs régionaux d’IADE précisent, eux, que le « ralentissement de l’activité opératoire programmée » due à la grève ne concerne pas les urgences.