À sa création il y a 45 ans, rien ne prédestinait la SOTREMA, implantée dans la zone d’activités des Marceaux à Rosny-sur-Seine, à devenir un acteur incontournable de la collecte des déchets en Vallée de Seine. « L’entreprise a été créée pour faire du transport en commun. La dénomination SOTREMA signifie Société du Transport et de l’Environnement du Mantois », souligne Michaël Darty, Directeur Général Délégué de la ­SOTREMA depuis 2012.

Cependant, les concessions pour les transports en commun étant déjà attribuées pour plusieurs décennies, la SOTREMA, société anonyme d’économie mixte (entreprise privée avec un actionnaire public, Ndlr) a commencé par le transport d’enfants et de personnes à mobilité réduite. « À l’époque, dans le domaine de la collecte des déchets, il n’y avait pas encore de structure organisée, poursuit Michaël Darty de cette reconversion. La SOTREMA a commencé ses tournées avec un camion à Buchelay, puis les a, petit à petit, déployées sur les autres Communes. »

Une réactivité qui permet aujourd’hui à la SOTREMA d’avoir une flotte de 60 véhicules dédiés à la collecte des ordures ménagères, des points d’apports volontaires pour les particuliers, mais aussi des déchèteries publiques. Cent-vingt mille tonnes de déchets sont ainsi ramassées chaque année, dans les 39 communes et 130 000 habitants desservis. Une forte implication qui permet aujourd’hui à la SOTREMA d’enregistrer seulement « 0,02 % » de ­réclamations par an.

Ce professionnalisme, Mounhir El Guehoudi, chauffeur sur grue auxiliaire, l’incarne depuis un peu plus de 20 ans. « Mon service démarre à 5 h du matin. Je consulte les informations sur la tournée, le carnet de bord, détaille-t-il lors de sa prise de poste. Nous avons un planning mais nous répondons aussi aux urgences et aux besoins ­supplémentaires des ­communes. »

Michaël Darty, directeur général délégué, insiste également sur la nécessité de la continuité du service public. « On a un métier de métronome, quoi qu’il arrive on doit y être tous les jours, on arrête jamais, on travaille 365 jours par an, 24h/24 ».

Au volant de son camion, pendant cinq heures, Mounir El Guehoudi va desservir entre « 25 et 30 » points de collecte, et ramasser entre « 10 et 12 » tonnes de déchets par jour. « Ce que j’apprécie dans ce poste, c’est d’être au service de la population », insiste-t-il. Il évoque également une mission pédagogique auprès des particuliers. « Il a fallu expliquer aux administrés que nous passions de deux passages par semaine à un, fait-il remarquer. Nous sommes au contact direct avec eux, ce qui nous permet de relayer tous types d’informations auprès d’eux dès que nous le pouvons. »

Une mission visiblement appréciée, d’autant plus pendant la crise sanitaire, où les collectes ne se sont pas interrompues. « Nous avons été beaucoup félicités. […] Les gens nous laissaient des bouteilles d’eau, des chocolats, se souvient Mounir El Guehoudi. La nécessité de notre travail a mieux été comprise avec cette crise sanitaire. » Michaël Darty insiste également sur la nécessité de la continuité du service public. « Nous avons un métier de métronome, quoi qu’il arrive nous devons y être tous les jours, nous n’arrêtons jamais, 365 jours par an, 24h/24 », assure-t-il.

Reconnue comme interlocuteur par les collectivités depuis plus de vingt ans, la SOTREMA a depuis neuf ans opéré un changement d’orientation, en développant l’activité auprès d’opérateurs privés. « Nous travaillons par exemple avec des grands groupes, des grandes surfaces, des commerces, détaille Michaël Darty. Auparavant nous étions concentrés sur les opérateurs publics. »

Accessible à tous les professionnels, de l’artisan local à la grande entreprise, cet espace de près de 8 000 m² est ouvert de 6 h à 18 h du lundi au vendredi et de 6 h à 13 h le samedi.

Avec l’ouverture d’une déchèterie professionnelle en 2018 (voir encadré), la SOTREMA compte aujourd’hui s’engager plus loin dans la revalorisation des déchets, qui sont à l’heure actuelle souvent collectés, sans être triés, dans les ordures ménagères. « Nous commençons le transport de biodéchets pour faire de la méthanisation. Cela permet de produire une énergie renouvelable, à partir des déchets alimentaires, issus des cantines ou de restaurants », confie Michaël Darty.

La société anonyme d’économie mixte a noué un partenariat avec l’entreprise Tryon environnement, qui a récemment implanté une micro-usine de méthanisation à Carrières-sous-Poissy : « Lorsque Tryon signe un contrat pour la valorisation de biodéchets, la SOTREMA sera le transporteur de ces biodéchets. Réciproquement, quand la SOTREMA signe un contrat avec un client, nous amenons les ­biodéchets à revaloriser chez eux. »

Une dimension environnementale qui prend également place sur le site puisque « l’eau de pluie est récupérée pour laver les camions », avance Valérie Gargani, chargée de communication. « Nous travaillons pour baisser au maximum notre bilan carbone et nos diverses pollutions, car nous sommes une entreprise avec une dimension environnementale, insiste Michaël Darty. Nous avons transformé tout le parc électrique de nos bâtiments avec des ampoules à faible consommation. Sur la route, nos camions circulent avec un gasoil 100 % ­végétal, ­provenant de colza ­yvelinois. »

Une déchèterie dédiée aux professionnels pour lutter contre les dépôts sauvages

Au printemps 2018, la SOTREMA met en service une déchèterie réservée aux professionnels, sur son site de la zone d’activités des Marceaux. « Jusque-là nous n’étions que transporteur de déchets, souligne Michaël Darty, Directeur Général Délégué de la SOTREMA. Avec cette déchèterie professionnelle, nous faisons du tri, de la valorisation de déchets. » Accessible à tous les professionnels, de l’artisan local à la grande entreprise, cet espace de près de 8 000 m² est ouvert de 6 h à 18 h du lundi au vendredi et de 6 h à 13 h le samedi. Avec un objectif affiché, celui de favoriser le tri des déchets et éviter les dépôts sauvages, en récompensant les bons élèves.

« Chaque déchet est trié et subit un traitement dans notre centre ou chez l’un de nos partenaires pour une intervention spécifique, précise ainsi le site internet de la SOTREMA. La valorisation des déchets consiste à séparer les produits réutilisables de ceux qui ne sont plus d’aucune utilité. Il s’agit d’un ensemble d’opérations effectuées qui ont pour but de donner une seconde vie aux différents matériaux. » En six mois, de janvier à fin juin 2021, 11 400 tonnes de ­déchets ont été apportées par les professionnels.

Grâce à un investissement de 700 000 euros, une vingtaine de types de déchets sont acceptés. « Si l’entreprise a déjà opéré un tri et ne nous amène qu’un seul type de déchet, par exemple du carton ou de la ferraille, nous pouvons même la rémunérer », précise Valérie Gargani, chargée de communication. « On peut tout valoriser sauf le déchet industriel mélangé », poursuit Michaël Darty, avant de citer quelques exemples de prix appliqués : « Les ordures ménagères d’entreprises, seront facturées environ 140 euros la tonne. Mais si le client nous amène du bois, des déchets verts triés, cela ne sera facturé que la moitié de ce prix. Enfin, pour des gravats, les prix sont autour d’une trentaine d’euros. »

Contact

Site internet : sotrema-environnement.fr
Adresse : 33 rue Gustave Eiffel, ZI des Marceaux, 78710 Rosny-sur-Seine
Téléphone : 01 30 98 36 40

Crédits photo : SOTREMA