« La stabilité de l’église est en danger. » Les mots prononcés le 8 octobre par la première adjointe, Françoise Alexandre (SE), pour décrire l’état de l’église Saint-Pierre-Ès-Liens sont plus qu’alarmants et notamment depuis l’arrêté de péril prononcé en mai 2020 à l’encontre de l’édifice religieux bâti en l’an 800. Alors que des travaux de consolidation en urgence d’un montant de « 111 000 euros » financé par la Région, le Département et la Ville ont déjà eu lieu, un chantier d’ampleur plus important attend désormais l’église pour pouvoir à nouveau accueillir des célébrations.

« Il faut refaire la charpente, la voûte [en lambris au lieu du plâtre actuel pour limiter le poids], la toiture et consolider le pignon qui menace de s’écrouler sur la rue », énumère la première adjointe des travaux à faire et dont l’appel d’offres devait être lancé à la fin du mois d’octobre ou début novembre. « Idéalement, le début des travaux se serait en décembre mais j’ai peur que ce ne soit plutôt janvier », confie l’élue qui craint également que la pénurie de bois retarde l’avancement du ­chantier estimé à « une bonne année ».

Selon la première adjointe, Françoise Alexandre (SE), une partie des travaux consiste « à refaire la charpente [et] la voûte ».

Le coût total des travaux à réaliser, financé en partie par la Région, le Département, la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), a été estimée à environ « 795 000 euros hors taxe ». Sur ce montant, « 20 % » est à la charge de la commune. Pour réduire la part communale, la Ville a donc notamment fait appel à la Fondation du patrimoine. « C’est important pour nous parce que tout ce qui est don permet de réduire la part communale, explique Françoise Alexandre du recours à la Fondation du patrimoine. Honnêtement, 20 % de 795 000 euros, on ne les ­trouvera pas [sinon]. »

Si, sans l’appel aux dons, ce prix semble déjà hors de portée pour la commune d’environ 600 habitants, la première adjointe craint néanmoins que le coût des travaux estimé par l’architecte augmente encore davantage. « Avec la crise sanitaire et tous les matériaux qui ont augmenté, j’ai peur que cela augmente la note », exprime-t-elle avec inquiétude.

Le 12 novembre, le site de la Fondation du patrimoine, fondation-patrimoine.org, indiquait que sur les « 25 000 euros » escomptés, seulement « 5 270 euros » de dons, bénéficiant d’une réduction d’impôts, était recensés.