Tailleur de pierre, marbrier et restaurateur de peinture. Tels sont les métiers qu’une douzaine de jeunes, essentiellement muriautins, a découvert, sous la forme d’énigmes, le 4 novembre, à la médiathèque. Cette activité, menée dans le cadre d’un jumelage culturel entre la Ville et le château de Versailles avait notamment pour objectif de leur faire découvrir des professions méconnues et, ­idéalement, de ­susciter des vocations.

« [Le but] c’est de leur montrer que ces métiers existent, qu’ils ont existé par le passé et […] qu’ils ont permis de construire un château qui est connu dans le monde entier, mais que ces métiers existent toujours aujourd’hui et qu’ils sont aussi les métiers de demain », affirme la présidente du château de Versailles, Catherine Pégard.

Pour cela, la résolution des énigmes données aux jeunes sur les métiers ayant permis la réalisation de l’intérieur de la chapelle royale sonne comme une évidence. « Il y a eu beaucoup d’entreprises qui ont été conviées à travailler sur ce chantier [qui a duré environ quatre ans]. La chapelle royale a été un laboratoire pour les travaux et donc cela peut être un laboratoire pour la transmission des savoirs », explique Catherine Pégard en précisant qu’il s’agit de l’un des plus gros chantiers du château depuis la rénovation de la galerie des glaces de 2004 à 2007.

Pour Amass, un élève de 16 ans scolarisé au lycée des métiers Jean Moulin, au Chesnay, la résolution des énigmes correspondait davantage à de « la culture générale » qu’à un moyen de susciter, chez lui, une vocation professionnelle. Interrogé par La Gazette sur ce qu’il souhaite faire plus tard, le lycéen affirme vouloir exercer « un métier avec les mains ».

La volonté des jeunes pour exercer les professions de tailleur de pierre, marbrier et restaurateur de peinture, viendra peut-être après leur visite du château de Versailles. Celle-ci est effectivement prévue dans le cadre du jumelage culturel. Leur permettre de découvrir l’ancien palais royal yvelinois est d’ailleurs un autre but du jumelage culturel. « On a la chance d’être à proximité de Versailles […] mais il y a des jeunes qui ne connaissent [pas] et même des adultes », déplore le maire DVG, François Garay.

Plusieurs des participants rencontrés ce jour-là ont d’ailleurs confié leur envie de se rendre prochainement au château de Versailles. Sur les 22 jumelages culturels franciliens, quatre sont yvelinois et trois sont situés en vallée de Seine. Outre le jumelage entre le château de Versailles et les Mureaux, le préfet de la région, Marc Guillaume, indique qu’un tel partenariat existe également entre « le musée d’Orsay et Mantes-la-Jolie » et « Poissy et l’opéra comique ».

Deux autres jumelages pourraient voir le jour dans les Yvelines. « La comédie française et la bibliothèque nationale de France nous disent qu’elles sont intéressées donc on va travailler avec le préfet [des Yvelines] pour avoir deux autres jumelages », ajoute Marc Guillaume. Le nom des villes pouvant être concernées par ces jumelages n’a pas été ­communiqué.