Pour lutter contre l’augmentation des cas de Covid-19 sur le département, la préfecture des Yvelines avait annoncé le 29 décembre que le port du masque devenait obligatoire sur la voie et l’espace public à partir du 31 décembre. Cette mesure ne s’appliquait cependant pas aux enfants de moins de 11 ans. Le 12 janvier, le tribunal administratif de Versailles, qui avait été saisi par des particuliers, a suspendu l’arrêté préfectoral.

« L’arrêté contesté porte à la liberté individuelle des personnes appelées à se déplacer sur le territoire du département des Yvelines une atteinte excessive, disproportionnée et non ­appropriée aux circonstances de temps et de lieu […] », déclare le rapport du tribunal ­administratif.

Le juge des référés estime également que le port du masque doit être limité « aux lieux et aux heures de forte circulation de population ne permettant pas d’assurer la distanciation physique et aux lieux où les personnes peuvent se regrouper ». Le 17 janvier, la préfecture des Yvelines a annoncé par communiqué de presse rendre le port du masque obligatoire sur la voie et l’espace public jusqu’au 20 mars dans les lieux tels que « les marchés », « les manifestations », « les arrêts de bus » et « aux abords des lieux de culte ».