Une adolescente a été victime d’une violente agression vendredi 21 janvier en début de soirée. Deux jeunes hommes, qui semblaient en avoir après son téléphone portable, l’ont attaquée à la gare d’Epône. Menacée avec un pied-de-biche, la jeune fille a ensuite reçu de nombreux coups de pied à la tête avant d’être secourue par un voyageur.

Il est un peu plus de 20 h quand cette jeune Aubergenvilloise arrive à la gare pour rentrer chez elle après sa leçon de piano suivie au centre d’action culturelle d’Epône. Comme à son habitude, l’adolescente emprunte la passerelle pour accéder à son quai lorsque deux hommes surgissent derrière elle et l’attrapent par les cheveux.

« Ils l’ont jetée en arrière, sa tête a fracassé le sol », témoigne la mère de la jeune fille qui n’était pas sur place au moment des faits mais a relaté l’agression sur les réseaux sociaux. Contactée par La Gazette, elle raconte que les deux agresseurs vêtus de noir auraient traîné la victime au sol sur plusieurs mètres avant de sortir un pied-de-biche pour la menacer. « Ils lui ont demandé son téléphone, son code et tout du long, ils n’ont pas cessé de lui donner des coups de pied essentiellement dans la tête », raconte la mère de famille encore bouleversée.

Heureusement, alors que les quais de la gare étaient jusque-là déserts, c’est à ce moment-là qu’un autre voyageur est arrivé. Monté sur une trottinette, ce dernier s’est précipité au secours de l’adolescente et a fait fuir les agresseurs. La victime a été conduite par sa mère à la clinique d’Aubergenville qui lui a prescrit dix jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).

« Elle avait des plaies au-dessus du crâne, au niveau de l’implantation du cuir chevelu, et puis surtout des hématomes qui sont apparus le lendemain », décrit cette dernière en précisant que l’état physique de sa fille s’est amélioré depuis. Pour ce qui est de son état psychologique en revanche, la jeune fille semble encore sous le choc. « Elle ne voulait plus sortir surtout qu’elle doit prendre le train pour aller au lycée à Magnanville », explique sa mère.

Une enquête a été ouverte au commissariat de Mantes-la-Jolie pour tenter de retrouver les deux agresseurs. Selon la victime, ces derniers étaient « âgés d’environ 18-20 ans, de petite taille et n’étaient pas masqués ». Ce dernier point pourrait être crucial pour la suite de l’enquête. « Il y a eu une demande pour consulter les caméras de vidéosurveillance », fait savoir une source proche du dossier.