De la musique à fond et une ambiance de folie. Telle est la description qui pourrait être formulée à l’égard du battle de breakdance qui s’est tenu le 29 janvier dernier à l’espace des habitants, aux Mureaux. Organisé dans le cadre de la biennale de la danse intitulée Sur quel pied danser ?, l’événement a réuni quatre binômes mixtes composées chacune d’une danseuse et d’un danseur. Bien que le battle de breakdance ait rassemblé des adeptes de la discipline, il a également permis de faire découvrir cet univers, tant artistique que sportif, à un public novice qui semblait visiblement conquis.

« J’y retrouve de la danse mais aussi un esprit combatif », déclarait un membre du public venu assister pour la première fois à un battle de breakdance. Pour le directeur du centre de la danse de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), Vincent Gaugain, cette discipline représente cependant bien plus que cela. « [Le breakdance] est une danse qui est porteuse de valeurs : la paix, l’unité, le vivre ensemble, la lutte contre toutes les discriminations », énumère-t-il en rappelant que cette discipline est issue de la culture hip-hop.

« C’est la mixité aussi, ajoute-t-il. C’est pour cela que j’ai fait le choix, aujourd’hui, d’organiser un battle avec des équipes mixtes : une fille et un garçon, un danseur et une danseuse. » La possibilité de pouvoir défier des adversaires indifféremment de leur genre est un atout de la battle de breakdance selon Marlone Alvarez, 19 ans, et sa sœur, Kimie Alvarez, 15 ans. Considérés comme de brillants danseurs de breakdance par leurs pairs, ils étaient présents le 29 janvier aux Mureaux.

« Cela m’épanouit. C’est ce qui peut me vider la tête, me libérer de tous les cours, de tout ce que j’ai à côté », affirme Kimie Alvares des bienfaits que lui apporte le breakdance dans sa vie quotidienne.

Cela n’étonne absolument pas Vincent Gaugain. « C’est une pratique qui permet l’émancipation, qui permet le dépassement de soi, qui permet la créativité et l’originalité. Pour beaucoup, cela leur a aussi permis de se construire dans leur propre vie », déclare-t-il tandis que le danseur Marlone Alvares ajoute qu’il s’agit même d’un « équilibre de vie ».

Avec l’entrée en 2024 du breakdance aux Jeux Olympiques, à Paris, Marlone et Kimie Alvarez sont convaincus que la discipline va encore se démocratiser davantage durant les prochaines années. En attendant, de nombreux événements liés au breakdance sont prévus, cette année, dans la ville des Mureaux.

« Au mois de février, on a l’équipe de France qui vient faire son stage de break aux Mureaux pendant les vacances, pendant une semaine », déclare l’adjoint muriautin en charge des sports et de la santé, Damien Vignier. D’après Vincent Gaugain, le stage est prévu « du 21 au 25 février » prochain.

« On va également organiser la finale inter-régionale [aux Mureaux] du championnat de France qui permet d’avoir des points pour participer aux Jeux Olympiques, détaille le directeur du centre de la danse de la communauté urbaine des prochaines échéances à venir. Ça sera pour le 2 avril et on va également accueillir en septembre, octobre, novembre et décembre la première formation professionnelle d’entraîneurs de break sur le territoire. »

Bien que les événements liés au breakdance sur le ville et sur le territoire soient nombreux, Damien Vignier espère également « pouvoir organiser un battle de breakdanse international en fin d’année ». « On verra le lieu mais, en tout cas, [cela sera] aux Mureaux », conclut-il.