Le projet de construction de 290 logements porté par l’aménageur Citallios dans le quartier de la gare ne date pas de cette mandature. Cela n’a cependant pas empêché la municipalité actuelle de le remanier dans la mesure du possible. Les évolutions du projet ont été présentées aux habitants lors d’une exposition organisée du 17 au 21 janvier en mairie et à l’espace Julien Green les 22 et 23 janvier. Le 22 janvier, un atelier participatif a également été organisé dans ce dernier lieu. Par le biais de ces événements, les Andrésiens ont ainsi pu découvrir que, contrairement à ce qui était initialement prévu, l’ancienne halle à marchandises de la SNCF, aujourd’hui à ­l’abandon, était ­finalement ­réhabilitée.

« Je voulais préserver le patrimoine historique ferroviaire. J’en suis fan […] donc on a bataillé pour réhabiliter [l’ancienne halle à marchandises de la SNCF], pour la maintenir », déclare l’édile, Lionel Wastl (EELV), en précisant que cette décision va permettre d’en faire « le cœur d’un nouveau centre-ville avec une place qui va permettre de faire plein d’animations ». Parmi les activités envisagées au niveau de l’ancienne halle à marchandises de la SNCF, un des panneaux de l’exposition indique qu’elle pourrait, par exemple, devenir un « espace de bureaux » ou encore un « espace culturel et de loisirs ».

Les modifications du plan de construction n’ont pas échappé à certains riverains venus le 22 janvier à un atelier participatif organisé à l’espace Julien Green.

Quoi qu’il en soit, alors que la future fonction du bâtiment n’est pas encore actée, sa réhabilitation n’est cependant pas sans conséquences sur l’aménagement du programme de construction immobilière dont le nombre de logements prévus demeure inchangé. « Vous aviez deux bâtiments qui devaient prendre la place de la halle qu’on a souhaité conserver. Une partie du travail a consisté à dispatcher cette surface de plancher », affirme l’adjoint en charge de l’urbanisme, Laurent Beunier. Il insiste également sur le fait que la hauteur des bâtiments, au maximum de « R+2+[combles]», demeure inchangée mais confirme une « densification horizontale ».

Ces modifications n’ont pas échappé à certains riverains venus à l’atelier participatif. Du fait du rééquilibrage, quelques-uns ont affirmé trouver le projet, et notamment au niveau des logements collectifs, trop « massif ». « Quand la maquette est arrivée, on s’est dit que c’était une erreur, que ce n’était pas possible », confie l’un d’eux. Le démarrage des travaux, au niveau du secteur Nord de la gare routière où se trouve l’ancienne halle de marchandises de la SNCF doit démarrer cette année. « On est à peu près sur 18, 20 mois [de travaux] ce qui est relativement assez rapide quand même. On veut aussi que les nuisances soient les plus courtes possibles et après, à partir de 2025, on va commencer la partie Sud [du projet] », explique Laurent ­Beunier.

Des logements en bail réel solidaire créés

Parmi les 290 logements prévus dans le projet de construction immobilière porté par l’aménageur Citallios du quartier de la gare, la municipalité actuelle prévoit d’y inclure 14 logements en bail réel solidaire (BRS), via l’Office foncier solidaire des Yvelines du Département.

« Cela permet aux gens soit d’acquérir une surface qu’ils n’auraient pas pu acquérir soit de se constituer finalement un pactole et de ne pas payer le loyer à perte/ Cela a l’intérêt aussi de permettre à des gens qui n’auraient pas pu devenir propriétaire de le devenir », affirme l’adjoint en charge de l’urbanisme, Laurent Beunier, des avantages du BRS.